Restauration de la façade : quelques nouvelles

La restauration des façades du Louxor permet de restituer certains éléments d’origine qui avaient disparu.

C’est ainsi que les inscriptions LOUXOR en lettres dorées au dessus des portes d’entrée, visibles sous la marquise sur les photos des années 20 et 30, ont été remises en place le 7 janvier 2013.

L'inscription LOUXOR restituée au-dessus du portail de gauche

L’inscription LOUXOR restituée au-dessus du portail de gauche

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Les décors peints du Louxor

Interview de Jean de Seynes

Les restaurateurs et peintres décorateurs chargés de la restauration et de la restitution des décors peints du Louxor sont à l’œuvre. Nous sommes allés interroger le peintre Jean de Seynes qui fait partie de l’équipe de restaurateurs de Laurent Blaise. Il est présent sur le terrain avec neuf autres collaborateurs depuis le début du mois de juillet. Le cahier des charges de cette restauration avait été rédigé par l’agence Cartel Collections, dirigée par la restauratrice de peinture Claire Bergeaud, au terme d’une réflexion menée avec Franziska Hourrière, spécialiste de peintures murales.

Nous remercions vivement Jean de Seynes de nous avoir reçus et de nous autoriser à montrer les photos illustrant la technique du pochoir. La Mairie de Paris souhaitant ménager l’effet de surprise, nous ne pouvons pas publier immédiatement les photos des décors restaurés ou restitués que nous avons prises au cours de cet entretien. 

Jean de Seynes, chantier du Louxor, 8 novembre 2012

Comment le travail sur les décors dans les différents espaces du Louxor est-il organisé ?
Il y a deux équipes. La première, dont je fais partie, est celle de Laurent Blaise, qui est mandataire du groupe. J’ai réalisé le travail sur le terrain avec mon équipe depuis le début juillet ; nous sommes chargés des décors du porche d’entrée et de la grande salle : les frises, y compris celle des Égyptiennes de part et d’autre de l’écran, les hautes colonnes florales, les décors du plafond et des balcons. Nous restaurons aussi la cage d’escalier, ainsi que le faux marbre de ce tour de porte [ci-dessous]dont la restitution du volume de la partie manquante sera assurée par un spécialiste du stuc.

Le faux marbre  sera restauré  (après restitution de la partie manquante )

C’est une autre équipe de peintres qui réalise les faux marbres (le marbre noir « Portor » des soubassements de la salle ainsi que celui « Jaune de Sienne » des parements des balcons). Ils ont peint aussi le grand disque ailé de la scène ou encore certains détails des décors, par exemple les petits motifs carrés qui entourent les luminaires. De même, ils sont chargés du tore (boudin) enrubanné qui court autour de l’écran. Tout cela était bien défini dans le cahier des charges.
Les équipes travaillaient en même temps ?
En général, oui. Certains étaient d’un côté, les autres de l’autre, nous nous entendions bien avec les autres intervenants et l’intérêt est aussi de coordonner ce qui se passe.

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Novembre 2012 : quelques vues des travaux du Louxor

À l’occasion de notre rencontre avec Jean de Seynes autour des décors restitués du Louxor, nous  avons pu avoir un aperçu de l’état de chantier.

La façade  :

La façade restaurée (boulevard de la Chapelle) et l’un des deux balcons. 

On peut voir sur la photo précédente un volet rouge : ce rouge est la couleur d’origine des menuiseries. Elle a été retrouvée dans le bâtiment sur des cadres bâtis.

Inscription “Louxor- Palais du cinéma” après restauration

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La façade du Louxor réapparaît…

La bâche qui masquait le chantier a été enlevée, les échafaudages commencent à être démontés et voilà qu’émerge peu à peu la façade restaurée du Louxor. Nous découvrons ainsi pour la première fois les frises de mosaïques et l’inscription en lettres géantes qui avaient disparu à la fin des années 50. Voici un premier aperçu de la façade côté boulevard Magenta.

Façade Magenta : inscription LOUXOR et frises restituées

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Un affichage éphémère

 Le Louxor inspire les étudiants de l’école Estienne

Nous avons reçu récemment des photos illustrant le travail réalisé en mai 2012 par les étudiants de l’école Estienne qui venaient de découvrir le Louxor.  Revenons quelques mois en arrière…
Nous aurions volontiers profité un peu plus longtemps des affiches colorées et pleine de fantaisie que des étudiants de l’école Estienne, école des métiers du livre de Paris, ont réalisées en atelier, puis placardées aux abords de la station Barbès ‒ affiches librement inspirées du Louxor et très vite subtilisées par les amateurs d’art urbain, par définition éphémère. (On se souvient qu’une grande affiche de l’américain Shepard Fairey, un des grands noms du « street art », fut affichée fin septembre 2009 sur les murs du Louxor et disparut elle aussi bien rapidement.)

Pharaon cinéphile

Un groupe d’étudiants de la section illustration de l’Ecole Estienne a travaillé sur un projet encadré par Irène Bonacina, artiste plasticienne et illustratrice, en collaboration avec les enseignants de l’école. Leur projet et leur choix du Louxor comme source d’inspiration ne sont pas sans rappeler la démarche des lycéens du BAL que nous avons déjà évoquée sur notre site. Irène Bonacina s’intéresse elle aussi à la question du lieu, support de mémoire et d’expérience et a déjà travaillé sur ce thème (Lieux de départ, Mémoires d’immigrés).

Des étudiants de l’atelier illustration en plein travail

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Les ouvriers du chantier à l’honneur

Nouvelle exposition sur les palissades

Deux expositions de photos sur les palissades du chantier avaient permis aux passants de découvrir des vues anciennes de la salle et de la façade du cinéma. Place maintenant aux images d’un Louxor en pleine mutation, saisi pendant quelques semaines de l’hiver 2012 pendant les spectaculaires travaux de gros œuvre. Depuis le 28 septembre, en effet, de beaux diptyques de la photographe Virginie Laurent associent des vues du chantier et des portraits des compagnons qui y travaillent.
Nous avons rencontré Virginie Laurent pour qu’elle nous parle de la manière dont elle a abordé ce travail. Nous la remercions vivement de nous autoriser à publier ses photos.

©Virginie Laurent

Vous êtes photographe, diplômée de l’école des Beaux-Arts de Rennes ?
Oui, j’ai choisi la spécialité communication visuelle, mais l’école offre aussi des options design et art. Je me suis orientée vers la photographie, j’ai fait aussi, parallèlement, beaucoup de graphisme. J’aime rechercher des supports et des formats différents, créer des dispositifs divers. La scénographie, le support comptent autant, dans la compréhension de ce que je cherche à exprimer, que la photo en elle-même.

Aperçu de l’exposition côté Magenta

Vous avez photographié les Roms (projet Territoires émergents, du CRP Nord pas de Calais), ou encore, à Cherbourg, les clandestins qui tentent de gagner l’Angleterre ‒ des gens en situation de précarité ou de détresse : c’est un sujet qui vous tient particulièrement à cœur ?
Mais j’ai aussi photographié des religieuses (Bénédictines) ou animé des ateliers avec des détenus… En fait, je cherche surtout à aller à la rencontre de gens que je ne peux pas connaitre d’emblée, ou que l’on ne connait généralement qu’à travers des stéréotypes ou des a priori. J’essaie donc de casser ces a priori et ensuite, de transmettre ce que j’ai découvert. La restitution peut se faire sous des formes diverses : exposition ou édition.

©Virginie Laurent

Comment en êtes-vous venue au Louxor ?
C’est une commande de la Ville de Paris. Je fais partie de l’association Jeune création et j’ai participé à l’exposition qui s’est tenue au CENTQUATRE. Nathalie Viot, conseillère en art contemporain à la Ville de Paris, faisait partie du jury et avait repéré mon travail. Elle a donc pensé à moi pour le Louxor. La commande était au départ la réalisation de dix portraits d’ouvriers.
Quand avez-vous commencé ? Aviez-vous une idée précise de ce que vous alliez faire ?
J’ai commencé pendant l’hiver 2012. J’avais auparavant réfléchi à la manière d’aborder ce travail. J’avais en tête l’idée du cinéma : ces ouvriers ne travaillaient pas sur n’importe quel chantier ; ils construisaient un cinéma, c’est-à-dire un lieu dans lequel des fictions se vivent, où se crée en quelque sorte un univers parallèle. Tout en étant dans le concret, le manuel, le solide, ils construisent une machine à rêver. Je trouvais l’image belle et j’ai voulu jouer là-dessus.

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Septembre 2012 : les nouvelles du Louxor

Si vous longez le Louxor du côté du boulevard de la Chapelle, vous pouvez maintenant découvrir la belle frise des scarabées ailés qui avait disparu au début des années 60. Restituée à l’identique dans l’atelier de la société SOCRA, elle a retrouvé sa place sous la corniche. L’inscription en lettres blanches sur fond rouge foncé, «Louxor-Palais du Cinéma», a elle aussi été restaurée. Bien que ces éléments décoratifs soient encore partiellement masqués par les bungalows du chantier, voilà qui donne déjà  un avant-goût du spectacle qui nous attend… Le compte à rebours a commencé ; d’ici quelques mois le Louxor va ouvrir ses portes au public.

Boulevard de la Chapelle : frise restituée (photo 19 septembre 2012)

Où en est le chantier ?
Après l’achèvement du gros-œuvre, les travaux de finition se poursuivent à l’intérieur du bâtiment. Voici la liste des travaux programmés pour le mois de septembre 2012, telle qu’elle a été communiquée aux riverains par la Mairie de Paris :

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