Appel d’offres
L’installation de chantier mise en place en juin dernier a été déposée. Les travaux de désamiantage programmés ont été effectués et il n’y a désormais plus d’amiante dans le bâtiment.
L’appel d’offres d’entreprises ( « Passation des marchés de travaux de réhabilitation et d’extension du cinéma « Le Louxor » » ) a été publié le 26 septembre 2009.
Dans l’entretien qu’il nous avait accordé en février 2009, l’architecte Philippe Pumain expliquait : « Précisons que nous sommes en « lots séparés » : nous n’aurons pas affaire à une entreprise générale mais à une série d’entreprises, a priori une bonne vingtaine, même si certaines peuvent répondre à plusieurs lots. Tous les corps d’état seront représentés, y compris des corps d’état très spécialisés : mosaïques, vitraux ».
En effet, la consultation comprend 19 « lots » concernant aussi bien les travaux de gros œuvre, la plomberie, la zinguerie, le chauffage que la restauration de la façade, des vitraux et mosaïques ou la signalétique, l’éclairage, la sonorisation, l’équipement cinématographique, etc.
Le document précise que la remise des offres d’entreprises est fixée au 24 novembre 2009.
Comme nous l’avait indiqué l’architecte dans son interview, la date prévisionnelle de démarrage des travaux est mai 2010.
Publié dans Le projet Louxor en septembre 2009
La dernière séance
29 novembre 1983 : le Louxor ferme ses portes
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« Il n’a plus aucune chance
C’était sa dernière séance
Et le rideau sur l’écran est tombé »
Souvenez-vous : en 1977, Eddy Mitchell chantait déjà le triste « destin d’un cinéma de quartier ». Dans ces années-là, les salles de quartier fermaient les unes après les autres, dans l’indifférence quasi générale.
Ainsi, pour s’en tenir à l’environnement proche du Louxor, le 5 avril 1978, le rideau tomba sur le Myrha Palace, 36 rue Myrha. Le 30 septembre 1981, ce fut le tour de l’Ornano 43, 43 boulevard Ornano, qui laissa place à une grande surface alimentaire. D’autres salles ne perdaient rien pour attendre : ainsi le Delta et la Gaîté Rochechouart (devenus des temples de la fripe) ou encore le Barbès Palace, boulevard Barbès, dont on peut voir les beaux restes à l’enseigne des chaussures Kata.
Il n’y eut pas de miracle pour le Louxor qui subit le sort commun. La curiosité nous a pris d’aller fouiller dans les archives disponibles et de dépouiller les collections de l’Officiel des spectacles pour tenter de reconstituer ce que furent les dernières semaines du Louxor. Si certains de nos lecteurs ont conservé la mémoire vivante de cette période, qu’ils n’hésitent pas à nous adresser leur témoignage.
« La salle est vide à pleurer »
Dans leur numéro du 30 novembre 1983, l’Officiel des spectacles et Pariscope annoncent la fermeture définitive du Louxor.

Officiel des spectacles, 30 novembre 1983, p. 117
Cette date fatidique est confirmée par le directeur du cinéma, Daniel le Pluard, qui déclare le jour même « cesser l’activité du cinéma Louxor Pathé » et arrêter « des séries de billets aux numéros suivants :
- Série 056TN à 12,00F – Canarie Paragon, n° 450 001 à 480 000
Arrêt n° 451000, reste 29 000 billets ;
- Série 057NN 12,00 F Bleu Paragon de 200 001 à 230 000 (série terminée)
- Série EXO 007, n° 59320, reste 680 billets. »
Publié dans Histoire du Louxor en septembre 2009
Réponse aux détracteurs
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Le 21 juillet 2009, le blog du Moniteur publiait un entrefilet intitulé « Sauver le Louxor » relayant une pétition d’opposants au projet de réhabilitation du Louxor. Cette pétition n’est qu’un élément d’une campagne de dénigrement systématique qui dure depuis des mois.
Notre association s’efforce avant tout de fournir des informations précises sur le projet et de mieux faire connaître ce cinéma historique. Mais s’il est normal qu’un projet suscite critique, débat et controverse, il est en revanche choquant d’accumuler les contre-vérités dans le but de le discréditer.
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C’est pourquoi il nous semble indispensable de rétablir la vérité des faits lorsqu’elle est aussi caricaturalement déformée.
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Nous soutenons sans réserve le projet de réhabilitation de ce cinéma conçu par l’architecte Philippe Pumain pour la Ville de Paris qui va permettre au Louxor, abandonné depuis plus de 25 ans, de retrouver enfin sa dignité patrimoniale et son utilité sociale.
Publié dans Le projet Louxor en août 2009
1954 : Pathé rénove le Louxor
Dans le courant des années 50, la Direction Générale de la Société des Théâtres Cinématographiques Pathé poursuit un vaste programme de rénovation de ses salles. Il s’agit de respecter les nouvelles normes, mais aussi, pour la décoration de la salle, de tenir compte de l’évolution des goûts esthétiques du public.
Le Louxor ferme pour travaux le 23 juin 1954. Dernier film à l’affiche, L’amour d’une femme, dernier long métrage de Jean Grémillon, avec Micheline Presle, Massimo Girotti, Gaby Morlay et Paolo Stoppa.
Car en cette année 1954, le Louxor était un bon et vrai cinéma de quartier. On y diffusait des films récents, sans doute inégaux, mais pour une bonne part de grande qualité et tous les genres y étaient représentés. (Voir l’article « La programmation en 1954»).
Publié dans Histoire du Louxor en juin 2009
Le Castro Theatre
Á San Francisco, un patrimoine bien vivant
Le Festival international du film de San Francisco se termine. Au centre de ces festivités annuelles, le célèbre Castro Theatre (1922), contemporain du Louxor. Symbole de l’âge d’or du cinéma, cette salle légendaire attire toujours un large public.

Le Castro Theatre en juillet 2007 | © lesamisdulouxor.fr
Nous avons découvert le Castro Theatre un samedi de juillet 2008 : longues files d’attente au guichet. Tous ces gens se bousculent pour assister à l’une des projections du festival du film muet de San Francisco. Au programme ce jour là : Les deux timides, film de René Clair (1929), accompagné par trois jeunes musiciens talentueux. Salle pleine (1400 places !), même pour un film muet, spectateurs enthousiastes. Nous mesurons avec une certaine stupéfaction ce qu’est le Castro : un lieu à la fois mythique et parfaitement intégré à la vie culturelle de la ville.
Un palais du cinéma
Le Castro Theatre fut construit par l’architecte Timothy L. Pflueger pour les frères Nasser qui exploitaient déjà d’autres salles de spectacles dans la région de San Francisco, dont un « nickelodeon » ouvert dès 1908 à quelques pas de l’actuel Castro.
Il fut inauguré le 22 juin 1922 avec la projection du film Across the Continent : la grande star du cinéma muet Wallace Reid y incarnait un de ses rôles de prédilection, celui de coureur automobile.
Le Castro est un des rares survivants de ces salles historiques des années 20 et 30 et certainement l’un des moins altérés par les rénovations dont il fit l’objet.
Publié dans Cinéma en mai 2009
Entretien avec Philippe Pumain

Philippe Pumain
En raison de sa densité, cet entretien avec l’architecte Philippe Pumain a été scindé en cinq articles : 1. Les équipes 2. Le chantier et le calendrier 3. La mise aux normes 4. La restitution de la grande salle 5. Le « façadisme ».
Philippe Pumain, vous avez fait une première présentation du projet de réhabilitation du Louxor le 28 novembre 2008 à la mairie du 10e arrondissement. Voici les questions que nous aimerions approfondir avec vous : les équipes qui vous entourent, l’organisation du chantier et le calendrier mais aussi les questions cruciales que sont l’insonorisation, la mise aux normes actuelles, la restitution de la grande salle et la question du façadisme.
I. Les équipes
Parlons un peu de votre équipe. Qui va faire quoi ? Quels sont les collaborateurs dont s’entoure l’architecte ?
Dans le domaine purement architectural, j’ai trois associés dont deux avec qui je travaille régulièrement en équipe : Xavier Fabre et Vincent Speller. Cette association récurrente fonctionne en particulier sur des projets importants, et celui-là pour nous, est important, en terme de taille de projet par rapport à la taille de notre agence et, bien sûr, de prestige. Cette fois, c’est moi le mandataire. Sur d’autres projets, ce sont eux qui peuvent l’être. Nous nous répartissons les rôles mais nous constituons une équipe d’architectes associés.
Publié dans Le projet Louxor en mars 2009
