Un « cousin » du Louxor, le cinéma Pyramid de Sale (Grande-Bretagne) possédait un très original orgue de cinéma Christie à deux consoles.

L’orgue du cinéma Pyramid (photo : The Lancastrian Theatre Organ Trust)
Un « cousin » du Louxor, le cinéma Pyramid de Sale (Grande-Bretagne) possédait un très original orgue de cinéma Christie à deux consoles.

L’orgue du cinéma Pyramid (photo : The Lancastrian Theatre Organ Trust)
Patrick Brouiller est président de l’AFCAE (Association française des cinémas d’Art et Essai) et aussi responsable de salles de cinémas à Marly-le-Roi, Nanterre et Asnières (exploitée dans le cadre d’une délégation de service public). Avec le recul que lui donnent à la fois son expérience d’exploitant dans des villes sociologiquement diverses et sa connaissance du réseau Art et Essai, il était fort bien placé pour nous éclairer sur le rôle du directeur de salles notamment dans le cadre d’une DSP et pour nous donner son avis sur ce que pourrait être le cahier des charges d’un cinéma comme le Louxor. Nous le remercions pour la cordialité de son accueil et l’intérêt de ses propos.
Comment définiriez-vous le métier de directeur de salle de cinéma ?
Exploiter un cinéma d’art et essai, c’est être capable de mener de front toute une série d’actes : la programmation, l’animation, la définition d’une politique tarifaire et d’une politique des horaires offrant aux spectateurs des conditions d’accès satisfaisantes, la prospection de nouveaux publics (jeunes, scolaires), la communication.
Dans le cadre d’une délégation de service public, s’y ajoute une responsabilité supplémentaire. À partir du moment où l’ensemble des équipements est pris en charge par la collectivité, où il y a une volonté publique, un engagement d’argent public, il doit y avoir du côté du gestionnaire une exigence particulière. On ne prend pas en charge un lieu comme le Louxor pour y faire un travail routinier, pour ronronner. C’est un engagement culturel au service de la diversité et de la qualité.
Comme Michel Gomez, responsable de la Mission cinéma, et sa collaboratrice Fanny Cohen, nous l’avaient annoncé à l’occasion de notre rencontre du 23 février 2011, une bâche reproduisant l’intérieur du futur cinéma a été posée aujourd’hui 24 février sur la façade du Louxor. C’est en effet dans le décor somptueux de la Salle Youssef Chahine que l’architecte Philippe Pumain et son équipe ont choisi de nous projeter.

24 février 2011 - Installation de la bâche
Le panneau de gauche reproduit l’écran d’origine (de 1921), qui apparaîtra entre les projections, tandis que celui de droite offre une vue de la salle vers les deux balcons.
On peut se réjouir que le Maire de Paris n’ait pas fait le choix d’une bâche à caractère commercial. Les habitants vont en effet avoir ce chantier sous les yeux pendant deux ans encore !
Voir aussi notre galerie d’images Chantier du Louxor
Dans l’histoire mouvementée du Louxor que nous nous efforçons de reconstituer sur ce site à partir de recherches d’archives et d’appels à témoignages, subsistait une zone d’ombre concernant les années 1986 à 1990 pendant lesquelles le Louxor fut transformé en boîte de nuit. Et voilà qu’un témoignage nous permet enfin de lever, vingt ans après, un coin du voile sur cet épisode insolite.
Il existe, à notre connaissance, peu de cartes postales où figure le Louxor. Le plus souvent, on n’en aperçoit même qu’un fragment, dans un ensemble concernant le carrefour Barbès.
Nous en connaissons quatre, dont certaines peuvent être précisément datées. Il en est ainsi lorsque le cliché permet de distinguer un film à l’affiche.
À l’occasion de l’ Assemblée générale des Amis du Louxor, l’ architecte Philippe Pumain a bien voulu faire un point sur l’avancement du chantier de réhabilitation du Louxor. Nous le remercions chaleureusement de cette intervention qui était accompagnée de la projection de nombreuses photos. En voici les grandes lignes:

Le démarrage du chantier a été un peu compliqué, notamment la coordination avec les différents services concernés. Le carrefour étant au cœur de trois arrondissements les interlocuteurs sont multiples, par exemple pour la voirie. L’installation de chantier a donc été un peu longue.
Continuer la lecture