Le site des Amis du Louxor

Mis en avant

Ce site est le résultat des recherches menées par des membres de l’association (Jean-Marcel Humbert, Nicole Jacques-Lefèvre, Annie Musitelli, Michèle Alfonsi, Marie-France Auzépy) sur l’histoire du Louxor et de sa programmation. Par ailleurs, nous avons suivi, grâce aux visites de chantier et aux rencontres avec les divers intervenants (architectes, décorateurs, acousticiens, mosaïstes, etc.) toutes les étapes de la réhabilitation du bâtiment, depuis la présentation du projet par l’architecte Philippe Pumain en novembre 2008 jusqu’à l’inauguration du 17 avril 2013 (rubrique Le chantier du Louxor). Ce site constitue donc une base de données documentaire sur ce cinéma historique et son sauvetage. Depuis l’ouverture de la salle, les Amis du Louxor, spectateurs fidèles de leur cinéma favori, continuent à se faire l’écho de son actualité.
Un ouvrage collectif, Le Louxor-Palais du cinéma, par les Amis du Louxor et l’architecte Philippe Pumain, a été publié en juin 2013 par les éditions AAM (photo ci-contre).

« Cinés-Méditerranée » 2010-2019 : exposition photographique de Stéphane Zaubitzer

Du 10 janvier au 28 février 2020

L’exposition ,organisée en collaboration avec l’Institut des Cultures d’Islam, est présentée en plein-air, sur les grilles du pont Saint-Ange (boulevard de la Chapelle), que la Mairie de Paris a eu l’heureuse idée de transformer en espace d’exposition.

Le photographe Stéphane Zaubitzer, passionné d’architecture et de cinéma, a été lauréat du World Press Photo en 2004 pour son travail sur les salles de cinéma en plein-air d’Ouagadougou et il a continué à parcourir le monde pour conserver par la photographie une trace des salles de cinémas, qu’elles soient encore en activité ou menacées de ruine.

Le Rio, Alexandrie

« Cinés-méditerranée démarre en 2010 à Alexandrie et au Caire. Le projet regroupe aujourd’hui des salles égyptiennes, marocaines, libanaises, algériennes et tunisiennes. Il tente de réunir la mémoire, les émotions, les imaginaires, les hommes et les femmes et l’histoire des deux rives méditerranéennes, celle du sud et celle du nord. »

Le Rialto, Casablanca

De son périple sur les rives de la méditerranée, de l’Algérie à l’Egypte jusqu’au Liban, Stéphane Zaubitzer a retenu pour cet accrochage 46 photographies : cinémas en plein air, édifices meurtris ou réhabilités, autrefois luxueux ou rudimentaires, dont l’histoire ne peut qu’évoquer celle du Louxor de Barbès et de ses décors égyptisants, resté dans les mémoires comme le lieu de projection de films indiens, égyptiens, algériens, et aujourd’hui sauvé et réhabilité.

Le Century, Oran

Les photos ont été prises lors de l’inauguration du 10 janvier 2019.

Stéphane Zaubitzer en compagnie de Stéphanie Chazalon, directrice de l’ICI, pendant l’inauguration.

 

Décès de Jacques Bravo, maire du IXe arrondissement de 2001 à 2014

Un ami du Louxor

Nous apprenons avec tristesse le décès de Jacques Bravo, ancien maire du IXe arrondissement. Élu en 2001, il avait immédiatement adhéré au projet de sauvetage du Louxor et avait apporté un soutien sans faille aux habitants et associations qui se mobilisaient pour faire revivre ce cinéma. Il avait participé au rassemblement organisé le 23 avril 2003  devant le Louxor, carrefour Barbès, et avait accueilli notre association à la mairie du 9e pour une conférence de Jean-Marcel Humbert sur l’égyptomanie. Nous avions pu apprécier pendant ses deux mandatures un élu dévoué à l’intérêt général mais aussi un homme chaleureux et amical. Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille.

Jacques Bravo, le 23 avril 2003 pendant la manifestation « Sauvons le Louxor » carrefour Barbès.

8 octobre 2009, mairie du 9e arrondissement : conférence sur l’égyptomanie. Jacques Bravo est entouré de Thierry Cazaux, Jean Aubert et Jean-Marcel Humbert, égyptologue.

 

Emmanuel Papillon reconduit pour 5 ans à la direction du Louxor

On ne change pas une équipe qui a fait ses preuves… 

Une nouvelle délégation de service public pour l’exploitation du Louxor a été attribuée par la Mairie de Paris à la société CineLouxor, composée de Carole Scotta,  présidente de la société de production et de distribution de films Haut et Court, Martin Bidou, programmateur du Louxor, et Emmanuel Papillon, directeur du cinéma.
Belle reconnaissance de l’énorme travail accompli depuis avril 2013. Lorsque le Louxor, totalement réhabilité par l’architecte Philippe Pumain ouvrit ses portes, il s’agissait de faire revivre à Barbès un cinéma abandonné depuis 30 ans. Emmanuel Papillon et son équipe ont su relever le défi grâce à une programmation diversifiée, ouverte à des genres et des publics variés. Car ce quartier réputé « difficile » bénéficie aussi de nombreux atouts qu’Emmanuel Papillon a su exploiter : notamment une population cinéphile – des étudiants de l’école de cinéma la Fémis aux « vieux cinéphiles » – qu’il a su fidéliser, mais aussi la proximité de nouveaux lieux culturels comme le Centre musical Barbara, l’ICI ou la médiathèque Françoise Sagan avec lesquels le Louxor a tissé des liens et organise régulièrement des séances spéciales très variées. Sans oublier le gros travail en direction des publics scolaires et des enfants. 
Nous avons suivi l’évolution du Louxor qui affichait un beau bilan dès la première année et qui, 4 ans plus tard franchissait la barre du million d’entrées.

Nos amicales félicitations à toute l’équipe du Louxor et bon courage pour cet acte II…

De l’Égypte ancienne à l’art déco

Le Louxor, même cinq ans après sa réouverture, continue d’inspirer les médias, et régulièrement des journalistes de la télévision et de magazines imprimés (quand ce ne sont pas des élèves d’écoles de journalisme ou de Sciences Po) nous sollicitent pour avoir des renseignements complémentaires et des documents photographiques. On essaie alors de leur expliquer les choses et de faire en sorte que l’information qu’ils vont diffuser soit la plus exacte possible.

C’est ainsi que nous avons reçu au Louxor Madame Dominique Camus à l’occasion de la réédition de son livre Paris décors, Art nouveau – Art déco. Cet ouvrage broché de 224 pages, très joliment illustré de nombreuses photographies en couleurs, est consacré essentiellement aux bars, restaurants et boutiques des années 1880 aux années 1940, avec quelques exemples antérieurs. Époque où l’on n’hésitait pas, pour faire venir et retenir le client, à surcharger le décor afin qu’il paraisse cossu voire riche, et à s’inspirer de la mode du moment pour paraître « dans le vent ».
C’est donc par le biais de son café que le Louxor a l’honneur de figurer dans cet ouvrage (p. 174-175) en remplacement d’autres références qui avaient dû être supprimées, sous le titre « Un décor unique en France ». Et c’est aussi l’occasion de présenter aux lecteurs, brièvement mais savamment, l’histoire du cinéma et de son sauvetage. Il faut dire qu’à côté du Grand Véfour, du Café maure de la mosquée de Paris ou du Train bleu, le Louxor n’est pas en reste en termes d’exotisme et de dépaysement.

Dominique Camus, Paris décors, Art nouveau – Art déco, Éditions Christine Bonneton, Paris, 2019 (ISBN 978-2-86253-811-2), 14,90 €

Reprise de l’exposition « 1921-2013, Le Louxor, un palace de quartier »

Présentée au Louxor du 11 avril au 6 septembre 2018, cette exposition, réalisée par l’association Les Amis du Louxor, avait permis à de nombreux visiteurs et spectateurs du Louxor, dont certains ont laissé leurs témoignages dans le Livre d’or, de découvrir une histoire dont ils ne soupçonnaient pas la richesse. Nous sommes heureux que le directeur du Louxor, Emmanuel Papillon, ait décidé de montrer de nouveau au public, jusqu’au 15 septembre, cette exposition qui présente une vue synthétique de l’histoire du Louxor.

L’exposition intègre aussi des apports récents. Elle propose par exemple, dans le domaine égyptien, une présentation de la manière dont l’art égyptien antique a été adapté au Louxor par l’Art déco déjà en vogue à l’époque de sa construction. De même, nous avons pu mettre en valeur, grâce à des documents inédits, le rôle joué par les « attractions » de l’entracte pendant les années 1920.
Les onze panneaux (voir ci-dessous, cliquer sur la vignette pour l’agrandir) évoquent l’histoire du bâtiment, l’originalité de ses décors mais aussi l’évolution de sa programmation, de 1921 (âge d’or du cinéma muet) jusqu’à sa fermeture en 1983, puis l’abandon dont il fut victime, et enfin son sauvetage et sa renaissance après la belle réhabilitation menée par l’architecte Philippe Pumain.

Un tableau des cinémas  du quartier permet d’inscrire l’histoire du Louxor dans un contexte plus large, celui de l’évolution des salles de cinéma après-guerre autour d’un axe La Chapelle-Barbès-Clichy.
Jusqu’au 15 septembre 2019, salon du Louxor , 2e étage, entrée libre
Exposition conçue par Marie-France Auzépy, Jean-Marcel Humbert, Annie Musitelli, Michel Souletie
Direction artistique : Anne-Catherine Souletie, graphiste-maquettiste

Sur le même sujet :
– Exposition « Le Louxor, un palace de quartier » : le vernissage

Exposition au Louxor : L’Allée des Sphinx

Julien Deprez, Vanina Langer, Romain Trinquand, Claire Vaudey
Peintures, dessins, installations.
11 avril – 25 août 2019

On ne pouvait trouver meilleur cadre que le salon du cinéma Louxor, l’un des hauts lieux de l’égyptomanie parisienne, pour cette exposition qui trouve sa source d’inspiration dans l’Égypte antique. Depuis le 11 avril 2019, on peut y découvrir le  travail de quatre jeunes artistes (Julien Deprez, Vanina Langer, Romain Trinquand, Claire Vaudey) qui, avec des regards et des choix esthétiques différents, des pratiques artistiques variées, ont rapporté de leur errance dans la fameuse « Allée des Sphinx » de Louxor des œuvres très diverses : tableaux,  dessins, mais aussi installations.

Emmanuel Papillon, directeur du Louxor, en compagnie des artistes

« À Louxor, il y avait cette fameuse allée. Elle était un passage. Nous l’avons prise, parallèlement, tous les quatre, en même temps mais chacun de notre côté.
Parfois, on en parlait.
Alors, comme on ne pouvait pas faire autrement, on a longé les sphinx, bordés, comme dans les draps de nos univers. En errance, on s’est raconté des histoires qui n’en étaient pas et sont apparus des images, des décors, des écrans presque déserts.
Claire a croisé des chiens de garde qu’elle a canalisés un instant. Julien fit naître une civilisation mystérieuse dans le désert. Vanina découvrit l’origine ensoleillée des chimères d’une Cléopâtre oubliée. Romain, ébloui, se perdit dans le Cinema Inferno. » Vanina Langer

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