Le site des Amis du Louxor

Mis en avant

Ce site est le résultat des recherches menées par des membres de l’association (Jean-Marcel Humbert, Nicole Jacques-Lefèvre, Annie Musitelli, Michèle Alfonsi, Marie-France Auzépy) sur l’histoire du Louxor et de sa programmation. Par ailleurs, nous avons suivi, grâce aux visites de chantier et aux rencontres avec les divers intervenants (architectes, décorateurs, acousticiens, mosaïstes, etc.) toutes les étapes de la réhabilitation du bâtiment, depuis la présentation du projet par l’architecte Philippe Pumain en novembre 2008 jusqu’à l’inauguration du 17 avril 2013 (rubrique Le chantier du Louxor). Ce site constitue donc une base de données documentaire sur ce cinéma historique et son sauvetage. Depuis l’ouverture de la salle, les Amis du Louxor, spectateurs fidèles de leur cinéma favori, continuent à se faire l’écho de son actualité.
Un ouvrage collectif, Le Louxor-Palais du cinéma, par les Amis du Louxor et l’architecte Philippe Pumain, a été publié en juin 2013 par les éditions AAM (photo ci-contre).

Dior au Louxor

La 46e remise des Césars 2021 s’est tenue le vendredi 12 mars dernier à l’Olympia. Pour la première fois, le jeune acteur Félix Lefebvre était nommé dans la catégorie « Meilleur espoir masculin » pour son rôle dans le film de François Ozon, Été 1985. Pour l’occasion, il était habillé par Dior Homme (collection 2021)(1).
Quelques jours avant, Dior avait organisé au Louxor une séance de photos et le tournage d’un reportage (film de Daniel Darmon, cinématographie de Martin Neumann) mêlant présentation de mode et présentation de Félix Lefebvre, où l’on voit l’acteur découvrir le Louxor et le parcourir en tous sens, avant d’en apprécier les fauteuils.

Stéphane Lefebvre au premier balcon de la salle Youssef Chahine. Copie d’écran du film de Daniel Darmon et Martin Neumann © Courtesy of Dior

Décontracté comme il se doit en pareille circonstance, il exprime un émerveillement non feint pour cette salle, détaille quelques souvenirs de salles de cinéma, et parle aussi de son expérience récente avec François Ozon.

Copie d’écran du film de Daniel Darmon et Martin Neumann © Courtesy of Dior

Une incitation supplémentaire, s’il était besoin, pour courir voir dès que les salles rouvriront, tous les films pour le moment privés de projection. Nul doute que tous les fidèles du Louxor seront au rendez-vous pour retrouver la magie des soirées dans la somptueuse salle Youssef Chahine.

Jean-Marcel Humbert

(1) ensemble de Kim Jones, chemise « Dior et Kenny Scharf » en tissu imprimé multicolore et chaussures de cuir noir « Dior Explorer II ».

Autres photos dans Vogue.fr

 

Une vue inconnue du Louxor en 1929

La façade du Louxor, 6-13 septembre 1929, dans le film de Pierre Chenal Une cité française de cinéma © GPA Gaumont Pathé Archives.

Les images du Louxor pendant les premières années de son existence sont rares. Mais quand on en trouve, il est relativement facile de les dater, car les photos de façades de cinéma sont des documents parlants. En effet, contrairement à des clichés de monuments historiques ou de paysages, ils sont datables grâce aux affiches des films programmés : même si c’est au prix de longues recherches, il est possible de retrouver les dates de passage d’un film donné.

C’est ce qui vient de se passer une fois de plus, grâce à la télévision, en un moment où nos cinémas sont toujours désespérément fermés. Le beau documentaire de Timon Koulmasis, Lotte Eisner, par amour du cinéma (1), présenté sur Arte, a permis à tous les cinéphiles de partager la passion du cinéma qui animait Lotte Eisner, cofondatrice avec Henri Langlois et Georges Franju de la Cinémathèque française.

Le film s’appuie sur de formidables images d’archives, et nous avons ainsi eu la bonne surprise de découvrir, à la 16e minute (merci à Nicole Jacques-Lefèvre de nous avoir tout de suite signalé cette trouvaille !), la façade du Louxor (inauguré il y a bientôt cent ans le 6 octobre 1921), dans son état presque d’origine.  « Les images d’archives où apparaît le Louxor », nous a expliqué Timon Koulmasi, « datent de 1928 et se trouvent chez GPA (Gaumont Pathé Archives), dans un film intitulé Une cité française de cinéma de Pierre Chenal ». Mais après nous être plongés dans la programmation du Louxor, nous avons suggéré une rectification : en effet, le film de Pierre Chenal a dû sortir fin 1929, car au moment de son tournage, le Louxor projette, comme on peut le voir sur la copie d’écran, La Divine Croisière, de Julien Duvivier. Sorti le 15 juin 1929 en exclusivité au Max Linder, le film de Duvivier reste deux semaines à l’affiche puis disparaît des écrans jusqu’à la rentrée de septembre. Le film passe au Louxor pendant la semaine du 6 au 13 septembre(2) et est également projeté dans plusieurs autres salles de quartier, dont le Capitole et le Féerique que l’on aperçoit aussi dans le documentaire de Timon Koulmasi. Selon la règle habituelle au Louxor, le film ne reste qu’une semaine à l’affiche. Le Louxor enchaîne la semaine suivante avec Les Roses blanches de Gilmore, de Rudolf Meinert, alors que La Divine Croisière poursuit sa carrière, du 13 au 19 septembre, dans d’autres salles de quartier.

La forme du document filmé est très simple, il n’y a pas de traveling, seule une vue statique de la façade du Louxor, animée par des passages de voitures, puisqu’il s’agit quand même d’un film, au même titre que celles d’autres cinémas figurant dans la même séquence n° 9 de ce documentaire (Carton 9 : « Quelques salles de cinéma du circuit Pathé », une dizaine de salles dont la « façade du cinéma Louxor »(3)).

En haut : 1921 (catalogue Gentil et Bourdet) – 1921 (photo Vizzavona, La Construction moderne mars 1922) En bas : couverture de programme de 1924 – 1929 (film de Pierre Chenal).

Il est intéressant de resituer cette vue dans la suite chronologique des photographies du Louxor. La plus ancienne photographie de la façade date de la fin de l’année 1921, publiée dans le catalogue de la société de mosaïques Gentil et Bourdet [cf. Le Louxor, éditions AAM 2013, p. 29). Suit une photographie prise par Vizzavona à la fin de l’année 1921, et publiée le 26 mars suivant dans La Construction moderne (Le Louxor, AAM 2013, p. 34) : la mention LOUXOR est apparue en arrondi sur le bord de la terrasse. Une troisième photo illustre la couverture des programmes (par exemple ici, celui du 12 au 18 septembre 1924, Le Louxor, AAM 2013, p. 26), où apparaît un bandeau publicitaire sous la marquise : « Matinée tous les jours avec attractions ».

Le Louxor en 1931, Photo Waroline, collection fondation Jérôme Seydoux Pathé.

On passe à la semaine du 13 au 19 mars 1931 avec ce qui est devenu la cinquième photo de la façade, prise dans la semaine du 13 au 19 mars 1931, avec une nouvelle enseigne lumineuse sur la terrasse « PATHÉ LOUXOR » (Le Louxor, AAM 2013, p. 46), postérieure donc au rachat de la salle par Pathé.

La vue du film de Pierre Chenal est donc la quatrième chronologiquement. Fin 1929, alors que l’intégration du Louxor dans le groupe Pathé est en cours et que la salle va l’année suivante être modernisée et adaptée pour le son, la façade est quasiment dans son état de fin 1921. La grande enseigne « LOUXOR » est toujours présente sur la terrasse, et une autre toute petite a fait son apparition côté boulevard de Magenta. Trois des quatre mâts sont visibles, dont un est déjà arasé. Ils le seront tous sur la photo de 1931. Les balcons d’origine sont toujours là, et les décors des façades complets (dont la frise de mosaïque côté boulevard de Magenta qui sera supprimée lors d’un ravalement). Et deux des grilles des dessus de l’accès au porche sont toujours visibles. On note aussi qu’à cette date, qui coïncide avec l’arrivée des premiers films parlants (ou « sonores »), le Louxor maintient la tradition des « attractions » de l’entracte dont le public était toujours friand, en les signalant par le panneau déjà vu en 1924, mais complété de l’horaire (« Matinée tous les jours avec attractions à 14 h 30 »). Il est malheureusement impossible de voir l’intérieur du porche.

Petit à petit, des archives continuent d’être classées, voire numérisées, et sont mises en ligne sur l’Internet. On peut donc sérieusement espérer voir apparaître, dans les années qui viennent, quelques nouvelles pépites de ce genre.

Jean-Marcel Humbert et Annie Musitelli

(1) Visible sur Arte.tv jusqu’au 25 mars 2021.
(2) Programmes parus dans le magazine Pour Vous.
(3) (ref. Fiche Document : 1928 1 1 NU – UNE CITE FRANCAISE DU CINEMA)

Confinement : partez à la recherche des cinémas disparus…

En avril 2018, nous avions présenté, à l’occasion de l’exposition organisée par notre association dans le salon du Louxor, une carte des très nombreux cinémas qui existaient encore dans les années 60 et dont le Louxor est un des rares survivants. Elle permettait ainsi d’inscrire l’histoire du Louxor dans le contexte plus large de l’évolution des salles de cinéma parisiennes autour d’un axe La Chapelle – Barbès – Clichy.
Emmanuel Papillon, directeur du Louxor, a eu l’excellente idée de reproduire cette carte dans la Newsletter du cinéma pour inciter les « cinéphiles confinés » à se lancer (dans le périmètre autorisé…) sur les traces de ces salles disparues. Myrha Palace, Scarlett, Colorado, Barbès Palace, Ornano 43, tant d’autres encore. Bien souvent, il n’en reste rien ou presque : supérettes, garages, immeubles modernes les ont remplacées mais le promeneur attentif saura repérer ici, une marquise en béton, là, de beaux restes de façades Art Déco, la trace d’une frise…

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Carte Les Amis du Louxor- Graphisme : Anne-Catherine Souletie

A la suite de la publication de cette carte dans la Newsletter du Louxor, un habitant du XVIIIe nous a déjà écrit pour nous signaler un oubli : le cinéma Ordener. En effet : devenu Cinéma Ordener-La Chapelle et plus tard Ordener Palace il était situé n° 77 rue de la Chapelle qui deviendra le n° 3 lorsque sera créée la rue Max Dormoy en 19451. D’où notre oubli : nous fiant à la numérotation actuelle de la rue de la Chapelle, le n° 77 se trouvait au-delà du périmètre que nous nous étions fixés.

N’hésitez pas à nous signaler d’éventuels oublis. Bonne promenade…

Note
1. Pour en savoir davantage sur le cinéma Ordener, consulter l’ouvrage de Jean-Jacques Meusy, Paris Palaces ou le temps des cinémas (1894-1918), Paris, CNRS Éditions, 1995 (p.359-360)

Le Louxor : première semaine de déconfinement

Le 22 juin, comme tous les cinémas de France, le Louxor a rouvert ses portes. Emmanuel Papillon évoque cette première semaine de reprise, très en douceur…

Que s’est-il passé au Louxor pendant le confinement ?
Tout le personnel a été mis au chômage partiel. Tous en sont sortis le 22 juin et notre effectif est maintenant au complet car même si le nombre de places ou de séances est moindre, la salle est ouverte 7 jours sur 7. Tout le monde doit être à son poste.
Pendant les trois mois de fermeture, il a évidemment fallu veiller à l’entretien du bâtiment mais dans l’ensemble tout s’est bien passé même si la présence des vendeurs de cigarettes était plutôt plus importante qu’en temps normal. On ne déplore pas de dégradations, ni d’intrusion (mais j’ai quand même dû me déplacer deux ou trois fois en catastrophe pour éteindre et réarmer l’alarme qui s’était déclenchée de manière intempestive !). Nous sommes donc restés vigilants, le Louxor a été entretenu et nettoyé.
 [Signalons dans le journal Le Monde le très beau reportage photo de Sophie Garcia qui a assisté à la réouverture du Louxor et nous a autorisés à publier deux de ses photos.]

Benjamin Louis, directeur technique du cinéma Le Louxor, ouvre les grilles du lieu pour accueillir les premiers spectateurs. SOPHIE GARCIA POUR « LE MONDE »

Quelles sont les conditions de réouverture ?
Pour respecter les contraintes sanitaires, le Louxor ne remplit que la moitié de la salle et invite les spectateurs à respecter les distances, ce qui signifie que les personnes d’un même groupe peuvent s’asseoir côte à côte mais doivent laisser un fauteuil vide à côté d’eux. Comme il n’est pas question de placer un vigile pour surveiller la salle, on compte sur la responsabilité individuelle pour respecter ces consignes. Difficulté au Louxor : la préférence marquée des spectateurs pour le balcon. Même en vendant la moitié des places, le risque est que le balcon soit surchargé alors que le parterre est vide, ce qui nous oblige à réguler les montées au balcon (et à expliquer au spectateur récalcitrant qu’il aura toute la place souhaitée au parterre). Des protections en plexiglas ont été installées à la caisse et le gel hydroalcoolique est aussi de rigueur.
Les exploitants ont été un peu perturbés par les consignes parfois contradictoires et mouvantes : par exemple nous avons été obligés au dernier moment de revoir le protocole qui avait fait l’objet d’un accord avec la Fédération nationale des cinémas et semblait raisonnable. Il avait par exemple été admis que les masques seraient encouragés mais pas obligatoires puis, la veille de la réouverture, le ministre de la culture Frank Riester a annoncé sur une radio que le masque serait bel et bien obligatoire dans les espaces d’accueil et pendant les déplacements à l’intérieur du cinéma. De même le ministre ne parlait plus de laisser un fauteuil d’écart entre les spectateurs mais évoquait la distance d’un mètre, ce qui n’est pas la même chose et beaucoup plus compliqué à appliquer. Il a donc fallu en catastrophe adapter le protocole annoncé et notamment prévoir des masques pour les spectateurs qui n‘en auraient pas. C’est ainsi que le Louxor vend des masques à 1 euro.
Globalement les règles sont acceptées même si certains jouent un peu les « Parisiens râleurs » et rechignent parfois…
Il devrait y avoir de nouvelles consignes le 15 juillet. Si les boîtes de nuit sont autorisées à rouvrir, on peut espérer que la discipline sera un peu moins stricte. Nous attendons…

Photo SOPHIE GARCIA POUR « LE MONDE »

Pendant cette première semaine, avez-vous vu revenir vos spectateurs ?
Le lundi 22, jour de la réouverture, la fréquentation a été vraiment encourageante, comme si le public cinéphile « militant » venait afficher son soutien au cinéma en général et à « sa » salle de quartier en particulier. Puis – non seulement au Louxor mais à Paris dans son ensemble –, les chiffres ont baissé de manière inquiétante. Pour vous donner une idée : sur une journée normale à Paris, on a environ 110 000 entrées et jeudi dernier on en était à 10 000 entrées !
Comment l’expliquez-vous ?
Comme toujours plusieurs facteurs se conjuguent mais, outre la crainte que certains spectateurs peuvent encore éprouver, il y a le problème de l‘offre. Il n’y a actuellement aucun film américain puisque les USA se sont retirés en attendant la réouverture des salles américaines. Or on sait que les films américains représentent 70% des entrées ! Par exemple la sortie du film de Christopher Nolan, Tenet, sur laquelle comptaient les distributeurs et exploitants, a été reportée au 12 août.
La crise sanitaire modifie d’ailleurs les habitudes, les gens vont plutôt dans leur cinéma de proximité que dans les grands circuits qui gonflent habituellement les chiffres des entrées.
Nous manquons en ce moment de films porteurs parmi les films d’auteurs et les sujets sont souvent austères, même pour un public cinéphile. Les exploitants se sont engagés à reprogrammer les films dont la carrière avait été interrompue par la pandémie mais même les deux films prévus pour faire le plus d’entrées (De Gaulle et La Bonne Épouse) peinent à attirer le public. Au Louxor, nous espérons que cet été, la rétrospective Forbidden Hollywood, avec ses films des années 30, va séduire nos habitués.


Dans ce contexte, les espoirs des exploitants se reportent cet été sur la sortie du film de François Ozon qui se retrouve bien seul avec une lourde responsabilité sur les épaules. Avec l’annulation de Cannes, les sorties qui étaient prévues sont reportées en 2021. Quant aux productions en cours, elles ont été interrompues, c’est un peu la disette et il va falloir un certain temps pour que la machine reparte. Mais il nous faut des films !
Les séances spéciales et en premier lieu les avant-premières sont généralement un gros succès au Louxor.
Oui mais en ce moment les règles sanitaires les rendent impossibles ! Comment faire un débat avec les spectateurs si le micro doit être désinfecté à chaque intervention ?
La situation est donc difficile et incertaine. Le chômage partiel, les aides de l’État et de la Ville de Paris ont joué un rôle essentiel et nous avons par exemple un engagement de la Ville sur l’exonération du loyer pendant la fermeture (3,5 mois). Mais cela n’a qu’un temps. Il faut que nous retrouvions notre public. Sans spectateurs, une salle ne peut pas vivre, c’est aussi simple que cela…

Propos recueillis lundi 29 juin 2020

C’était il y a 7 ans…

Mercredi 17 avril 2013 : le Louxor, réhabilité par Philippe Pumain et son équipe, était inauguré.  Belle journée  pour le Louxor, le quartier Barbès et le cinéma à Paris. La foule se pressait dans la salle Youssef Chahine, l’ambiance était euphorique, le Louxor renaissait après 30 ans d’abandon…

17 avril 2013 : inauguration du Louxor

Puis au lendemain des festivités officielles, il accueillait les premiers spectateurs.

Aujourd’hui 17 avril 2020, comme toutes les salles de spectacle, le Louxor attend des jours meilleurs… Et nous, nous avons hâte de retrouver le Louxor.
Bon courage à Emmanuel Papillon et son équipe pour traverser cette période difficile, tous les fidèles seront au rendez-vous, le Louxor continuera !

Décès de Renan Pollès, le cinéma et l’égyptomanie en deuil

Nous apprenons avec beaucoup de retard le décès de Renan Pollès. Cette personnalité hors du commun a eu toute sa vie (5 février 1943- 23 octobre 2019) des activités étonnement multiples et singulières, bien définies sur son avis de décès qui indique « Renan Pollès, Artiste en tout genre ». Mais il était avant tout directeur de la photographie – ou chef-opérateur – et réalisateur de films.

Renan Pollès en 2009, sur le tournage d’Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d’amour…, de Pascal Thomas © Photo Olivier Petitjean

Renan Pollès a travaillé avec de nombreux réalisateurs, dont Jacques Doillon, Romain Goupil, Michel Andrieu et Pascal Thomas. Il a signé l’image de plus d’une cinquantaine de longs métrages, et l’on se souviendra de sa manière très particulière de caresser les sujets, de les mettre en lumière, comme par exemple dans le délicat Bastien et Bastienne de Michel Andrieu (1978). Et bien sûr le grand public se souviendra plus particulièrement de la série des nouvelles d’Agatha Christie réalisées par Pascal Thomas avec Catherine Frot et André Dussollier (Mon petit doigt m’a dit, L’Heure zéro, Le Crime est notre affaire et Associés contre le crime, 2005-2012).
Il a parallèlement réalisé aussi près d’une vingtaine de documentaires ayant pour thème les mythes et l’art, dont Mythes et Mégalithes (1988), et Il était une fois l’Atlantide (1997).

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« PORTRAITS » : Photographies de Fanny de Gouville

EXPOSITION AU SALON DU LOUXOR (2e étage)
DU 11 FÉVRIER AU 30 JUIN 2020

Fanny De Gouville réunit ici une série de « visages du 7e Art » photographiés entre Paris et Cannes. Le Louxor – Palais du cinéma était ainsi le lieu idéal pour présenter « Portraits », la première exposition de cette jeune photographe.

Accessible aux heures d’ouverture du cinéma.
Exposition gratuite – se présenter à l’accueil pour demander une contremarque d’accès.