Histoire du Louxor
Articles parus dans la catégorie "Histoire du Louxor" :
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Publié en février 2012
Une séance au Louxor en 1923
Le programme du Louxor du 14 au 20 septembre 1923, conservé à la section Archives de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris et aimablement communiqué par Madame Geneviève Morlet, est un petit livret de huit pages, non illustré, qui contient l’horaire et le programme des séances de la semaine (en pages 4-5, centrales), le résumé d’un des films présenté et de nombreuses réclames pour les commerçants du quartier. Ce petit livret, vendu 50 centimes aux spectateurs, est une mine d’informations sur le Louxor au début de son exploitation, peu de temps après son inauguration le 6 octobre 1921 : des informations sur la chaîne de cinémas à laquelle il appartenait, sur la forme et le contenu des séances, sur les films projetés et sur l’environnement commercial du « Palais du cinéma ». On pourra le comparer au programme de 1924, déjà présenté sur le site.

Programme de la semaine du 14 au 20 septembre 1923 (Source : BHVP - photo M.F Auzépy)
Publié en février 2012
1920 : Henry Silberberg veut faire construire le Louxor
On sait depuis longtemps que c’est à l’homme d’affaires Henry Silberberg, dont on ignore d’ailleurs presque tout, que l’on doit le Louxor.
La consultation du dossier aux Archives de Paris nous apporte des précisions complémentaires sur les démarches qui précédèrent la construction dont l’autorisation ne fut pas accordée d’emblée, même si les délais peuvent nous paraître bien courts en regard des impératifs administratifs d’aujourd’hui…
À l’intérêt documentaire s’ajoute le plaisir de retrouver, dans ces dossiers venus d’une époque où l’on écrivait encore à la main, l’écriture fine et la signature de M. Silberberg, dont le décès et la faillite entraîneraient, dès avril 1922, la vente du Louxor.

La construction d’un cinéma exigeait non seulement l’obtention d’un permis de construire mais aussi l’autorisation de la préfecture de police. Le promoteur et l’architecte devaient se conformer à l’ordonnance du 10 août 1908 qui complétait ou révisait les normes techniques, d’hygiène et de sécurité déjà en vigueur pour les salles de spectacles depuis 1898.
Publié en novembre 2011
Les orgues Abbey, une histoire de famille
Retrouvera-t-on un jour la trace du « superbe orgue électrique Abbey » du Louxor, évoqué par le journaliste de Cinéa dans son compte rendu de l’inauguration du 6 octobre 1921 ?
La « nouvelle et somptueuse salle Louxor » avait, en effet, été conçue pour accueillir un orgue : des grilles décoratives, placées de part et d’autre de l’écran, visibles sur les photos de 1922, dissimulaient aux yeux des spectateurs les volumineux tuyaux de l’instrument. Ou du moins, l’une d’entre elles, car l’architecte Philippe Pumain nous a précisé que l’autre grille masquait en réalité un escalier.

A droite de l'écran : une des grilles décoratives masquant les tuyaux de l'orgue (La Construction Moderne, 26 mars 1922)
Publié en octobre 2011
Décès de Jean Leclant, 16 septembre 2011
Un des plus anciens défenseurs du Louxor
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Nous avons la tristesse d’apprendre le décès de Jean Leclant, Secrétaire perpétuel de l’ Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, qui parmi les premiers a joué un rôle important dans le sauvetage du Louxor.

De gauche à droite, Jean Leclant, Pierre-Sylvain Filliozat et Michel Zink lors de la séance de la dernière rentrée de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, le 26 novembre 2010
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Publié en septembre 2011
De La Dérobade à Megatown
Le temps des boîtes de nuit – 2 : Megatown 1988-1990
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Dans un article précédent, Daniel Le Glaner, ancien gérant des deux boîtes de nuit qui ont occupé le Louxor entre 1986 et 1990, évoquait la boite de nuit antillaise La Dérobade. En dépit de son succès, cette discothèque, ouverte en novembre 1986, ferma ses portes pour être remplacée au mois de juin 1987 par la boîte gay Megatown.
Comment est-on passé de La Dérobade à Megatown, « la plus grande boite gay de France »?
Je vous ai parlé de l’hostilité de certains riverains à l’égard de La Dérobade et de leurs pressions sur la mairie et la préfecture. Une pétition a même circulé pour en demander la fermeture. Le résultat a été que je n’ai pas obtenu le renouvellement annuel d’ouverture tardive (après 2 heures du matin) pour exploiter la discothèque. Je suis resté deux mois à devoir fermer à 2 heures du matin comme l’ensemble des bars de Paris. Comprenez-bien que, dans ces conditions, c’était la mort de l’exploitation, voulue par la mairie et la Préfecture de Police.

Megatown succède à la Dérobade (1987 © Bernard Meyre)
Publié en juillet 2011
