Histoire du Louxor
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Publié en janvier 2010
Au temps du muet I.
Un programme du Louxor en 1924
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On ne sait pas toujours que, comme les théâtres, certains cinémas éditaient eux-aussi leur propre brochure, support d’information et de publicité. Nous vous présentons ici un beau programme datant de 1924.

Programme de la semaine du 12 au 18 septembre 1924
Le Louxor a été inauguré, à un mois près (6 octobre 1921), trois années plus tôt. C’est un cinéma prestigieux, dont Lutetia, le groupe auquel il appartenait alors, soigne l’image : en témoigne la qualité du programme qu’ont bien voulu nous confier M. et Mme Guérin, habitants du 18e arrondissement et collectionneurs infatigables de documents et cartes postales.
Il s’agit d’un programme de 17 pages, presque une petite revue (notre actuel format A5), qui s’intitule d’ailleurs significativement « programme journal », dont la belle couverture encadre de motifs égyptisants la photo du bâtiment (prise en 1924, puisque l’affiche est celle du film Les Yeux de l’âme, Os Olhos da Alma, drame tourné en 1923 au Portugal par Roger Lion et sorti sur les écrans parisiens le 18 Janvier 1924).
Les pages intérieures entourent de frises et d’images diverses les différents textes et les « réclames ».
Semaine du 12 au 18 septembre 1924
Si le programme précise la semaine (12 au 18 septembre), l’année n’est pas mentionnée mais on peut la déduire des films présentés : La Galerie des Monstres et Le Chiffonnier de Paris, ce dernier annoncé pour la semaine suivante, sont sortis en 1924, et, cette année-là, le 12 septembre est bien un vendredi.
Comment se déroulait une séance de cinéma en cet automne 1924 ?
D’abord, elle ne comportait pas qu’un seul film : cette semaine-là, par exemple, deux films étaient proposés au spectateur. Non seulement un orchestre (« Chef d’orchestre : M. Marius Kowalski ») accompagnait l’ensemble, et, comme au théâtre, un entr’acte séparait les deux parties du spectacle, mais aux actualités Pathé (« Pathé-Journal ») et au documentaire, qui vont survivre à l’époque du muet, s’ajoutaient diverses attractions (ici un spectacle d’ « ombres spirites »).

Le programme de la soirée
Les deux films au programme
Le premier film, Baruch (Das alte Gesetz), présenté dans le programme comme un « curieux film de mœurs israélites », a été réalisé en 1923 par Ewald André Dupont, réalisateur allemand né en 1891, à qui l’on doit notamment Variété (1925) avec Emil Jannings et Moulin Rouge (1928). Il s’installa définitivement à Hollywood en 1933.
Baruch, dont les rôles principaux sont tenus par Henny Porten, star du cinéma muet en Allemagne, Ernst Deutsch et Julius Brandt, est une adaptation par le scénariste Paul Reno des mémoires de Heinrich Laube, directeur du Burgtheater de Vienne de 1849 à 1867. On retrouvera quatre ans plus tard, dans le très célèbre Chanteur de jazz, la même histoire : celle d’un jeune héros déchiré entre sa vocation artistique et l’attachement à son identité religieuse et culturelle. Baruch a été projeté au festival de Pordenone en octobre 2007.

Page 9 : résumé du film Baruch
Ensuite, après une prestation musicale et un spectacle d’ombres, le spectateur avait droit au second film : cette semaine, La Galerie des Monstres.

Affiche du film ( Ne figure pas dans la brochure. Source : cinemotions.com)
C’est en Espagne que fut tournée La Galerie des Monstres (La Barraca de los monstruos ), film de Jacque-Catelain (1897-1965), qui avant d’être réalisateur, était un acteur très populaire au physique de jeune premier et qui collabora régulièrement avec Marcel L’Herbier. Il joue d’ailleurs dans son film en compagnie de Loïs Moran, Jean Murat, Claire Prelia et Lili Samuel. Le programme nous fournit une idée de l’intrigue mélodramatique due aux auteurs et scénaristes Eric Allatine (d’après son roman) et Renzo (pour l’adaptation espagnole).

Résumé du film. On note une erreur d'impression : les pages 12 et 13 sont inversées.
Le Chiffonnier de Paris, sorti le 29 avril 1924, est annoncé pour la semaine suivante. Vous pouvez lire sur notre site l’article consacré à ce film, « Les métamorphoses du Chiffonnier de Paris ».
Les autres rubriques
On trouve aussi dans ce « programme journal » divers échos de la vie cinématographique, et plus généralement artistique, du moment.
Nous apprenons ainsi la fermeture des cinémas de Boulogne-sur-Mer en raison d’une exploitation déficitaire imputée à une taxe municipale. « Dans le but de protester contre cette taxe abusive », précise le texte, « les directeurs boulonnais ont organisé le 23 juin, sous les auspices du Syndicat des directeurs de Cinémas, une séance exceptionnelle “Cinéma et Conférence” au cours de laquelle M. Jean Chataigner, vice-président du groupe interparlementaire de défense du cinéma a pris la parole. [.…] Les amateurs y assistèrent nombreux ». Avant d’aborder le problème de la taxe, on projette un documentaire sur Madagascar, puis M. Chataigner « retrace à grands traits les progrès du cinéma, insiste sur le rôle joué pendant la guerre et montre celui que le cinéma est appelé à jouer dans l’avenir comme moyen de propagande, d’éducation et de liaison entre les peuples ».
Le programme s’intéresse aussi, alors qu’elles ne figurent pas dans les films annoncés, à deux grandes vedettes féminines d’alors : Pola Negri, dont il publie la photo, et Lilian Gish, dont il offre, en près de cinq pages, une biographie.

Programme pages 2 et 3
La publicité
Le programme de septembre 1924 comporte un grand nombre d’annonces publicitaires, parmi lesquelles on ne s’étonnera pas de trouver celle pour les fameux esquimaux :

Publicité
Mais on y trouve aussi des publicités pour les produits ou établissements les plus variés, dont le format va de quelques lignes en bas de page à la page entière de réclames pour les commerçants du quartier : on apprend au passage qu’au 157 boulevard de Magenta (emplacement de l’actuel Crédit Lyonnais), le Café des Sports proposait entre autres des « ghogs [sic]américains de la maison Cusenier » … Certaines d’entre elles sont même illustrées :

programme pages 8 et 11
La plus belle de ces annonces publicitaires célèbre, au verso de la couverture du programme, les Galeries Dufayel, sur lesquelles nous publierons aussi bientôt une étude, immense magasin dont la façade boulevard Barbès correspond aujourd’hui à la BNP, la Grande Récré et Virgin, et dont on peut toujours admirer, au 26 de la rue de Clignancourt, la magnifique entrée surmontée d’un bas relief représentant « Le Progrès entraînant dans sa course le Commerce et l’Industrie ». Elles abritaient depuis 1896 le cinématographe Lumière. Naturellement, quelques annonces sont directement liées à l’industrie cinématographique, comme la liste des établissements Lutetia, une publicité pour une revue de cinéma ou une autre encore pour un music-hall, l’Empire, inauguré en 1897, mais qui venait d’être entièrement reconstruit (démoli après l’explosion de 2005, il est aujourd’hui remplacé par un hôtel).

Magasins Dufayel (verso de la couverture) et Salle Empire page 18
Nicole Jacques-Lefèvre et Annie Musitelli
Publié en décembre 2009
Au temps du muet II.
Les métamorphoses du Chiffonnier de Paris
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Le programme du Louxor de la semaine du 12 au 18 septembre 1924 ( « Le Louxor au temps du muet I » ) annonçait en page centrale la projection, pour la semaine suivante, du film Le Chiffonnier de Paris. Il était sorti en salle le 29 avril 1924 : c’était donc un film récent.

La projection du "Chiffonnier de Paris" est annoncée en bas à gauche
Ce film muet, produit par Albatros, et qui durait 95 minutes, était écrit et réalisé par Serge Nadejdine. Les acteurs étaient Nicolas Koline (et non Holine, comme l’indique par erreur le programme), Hélène Darly, René Maupré, Francine Mussey et Paul Olivier. Si l’on se réfère à quelques sites Internet, l’histoire peut ainsi se résumer :
Par une nuit lugubre sur les quais déserts de Paris, le père Jean, chiffonnier de son état, est témoin d’un crime. L’assassin réussit à s’enfuir et la victime ayant imploré Jean qu’on s’occupe de sa fille Marie, celui-ci assume cette charge. Vingt ans plus tard, en 1846, Marie est couturière et se laisse entraîner au bal avec la toilette qu’elle vient de terminer pour la fille du Baron Hoffmann. Elle y fait la connaissance du bel Henri Berville… Marie et son père adoptif seront mêlés à une sombre histoire fomentée par un baron véreux…
Le film porte en sous-titre : « Tableaux de la vie parisienne sous Louis-Philippe ».
Du théâtre au roman feuilleton ….
Pour mieux comprendre la signification de ce sous-titre, il faut savoir qu’avant de devenir le scénario du film de Nadejdine, cette histoire mélodramatique avait eu une destinée complexe, et connu quelques métamorphoses.
Le Chiffonnier de Paris fut d’abord en effet un drame en cinq actes et un prologue (12 tableaux) écrit par Félix Pyat (1810-1889), sur une musique de M. Pilati. Il fut édité dans la « Bibliothèque dramatique. Théâtre moderne. 2e série », chez Michel Lévy, en 1847, un volume in-16 de 82 pages, où l’on trouve cette liste des personnages :

Félix Pyat était un dramaturge révolutionnaire, ami des fouriéristes et du romancier Eugène Sue. D’abord engagé dans le journalisme républicain, il écrivit de nombreuses pièces qui subirent les foudres de la censure. Député de gauche à l’Assemblée constituante de 1848, il connaîtra en 1849 puis sous Napoléon III l’exil londonien, et fera partie en 1871 du Conseil de la Commune. Son « mélodrame socialiste et utopiste » (O. Krakovitch) fut créé au Théâtre de la Porte Saint-Martin, le 11 mai 1847. S’insérant « de plain-pied dans les mouvements sociaux de la fin du siècle » (J.-M. Thomasseau), il eut un énorme succès. Frédérick Lemaître (1800-1876), l’un des plus célèbres acteurs du Boulevard du Crime, y jouait le héros, un chiffonnier justicier et contempteur du monde de la finance, et qui apparaissait comme une figure magnifiée du peuple. Le baron Hoffmann est lui aussi représenté comme un chiffonnier, le meurtrier du début de la pièce, métamorphosé ensuite en aristocrate qui, grâce à « l’argent volé sur le corps de sa victime, a rebâti sa fortune, symbole du capitalisme sans cesse renaissant sur la sueur et le sang des ouvriers parisiens » (O. Krakovitch). Il sera grâce au père Jean dévoilé et arrêté dans les dernières répliques.
On a même pu dire que Le Chiffonnier de Paris avait été l’une des causes des journées de février. Toujours est-il que, « deux jours après le triomphe de la Révolution, le 26 février 1848, une représentation gratuite » en est offerte pour « célébrer la chute de Louis-Philippe et la proclamation de la IIe République » (G. Sabatier). L’auteur et son acteur décident alors d’ajouter une couronne royale dans les détritus que le père Jean déversait de sa hotte devant les spectateurs, lors de son monologue :
« C’est peu de chose que Paris vu dans la hotte d’un chiffonnier. […] L’amour, la gloire, la puissance, la richesse, à la hotte ! à la hotte !. toutes les épluchures !… Tout y vient, tout y tient, tout y tombe… tout est chiffon, haillon, tesson,chausson, guenillon !… »
Ce mélodrame, où l’on peut lire une véritable épopée symbolique du peuple, est interdit sous le Second Empire et la IIIe République jusqu’à l’amnistie des Communards en 1880. Devenu un véritable mythe révolutionnaire, il sera joué pour venir en aide aux mineurs grévistes de Decazeville et Vierzon (1886), puis au théâtre du Château-d’eau, devant plus de 3000 personnes selon Le Cri du Peuple, au profit des familles des victimes stéphanoises d’un coup de grisou (1887).
La pièce sera, en 1886-1887, transformée par son auteur en roman-feuilleton, avec l’aide de Michel Morphy, spécialiste de l’écriture de ce genre littéraire, et publiée d’abord dans Le Radical, puis dans Le Cri du Peuple. Enfin, après la rupture entre les deux auteurs, c’est sous forme d’un roman populaire que Le Chiffonnier de Paris sera publié en 1892, en deux versions différentes. Un volume d’une centaine de pages, sous la double signature de Pyat et Morphy, paraît aux éditions E. Bouvier : les auteurs s’y sont contentés de développer la trame dramatique de la pièce. En revanche, sous sa seule signature, Félix Pyat, dans un volume de 924 pages largement illustré publié aux éditions Fayard, ajoute à la trame première de nombreux personnages et ses « péripéties politiques lors de son exil londonien » (G. Sabatier). Le père Jean y meurt sur les barricades de l’insurrection de 1848, et un personnage y est inspiré par Louise Michel, la « vierge rouge », qui prononcera un émouvant discours lors des funérailles de Pyat.
Le Chiffonnier de Paris sera souvent réédité dans ses deux versions.

Le chiffonnier de Paris, réédition de 1923
Et enfin, le cinéma …
Enfin, dernier avatar avant la version présentée au Louxor, un premier film, sorti le 18 juillet 1913, est réalisé par Émile Chautard, avec Edmond Duquesne, Renée Sylvaire, Louis Paglieri, et René Maupré, qui jouera de nouveau dans le film de 1924.
Le Chiffonnier de Paris de Nadejdine a fait l’objet d’une numérisation par la Cinémathèque française (DVD n° 2253). Baruch, nous l’avons dit, a été projeté en 2007 au festival de Pordenone. Rêvons un peu : pourquoi, dans le Louxor rénové, l’une des trois salles ne projetterait-elle pas de temps en temps, sous forme par exemple de festivals, quelques-uns des films muets puis parlants qui firent les beaux jours des premiers temps de ce cinéma, et qui ont été conservés ? On saurait alors si la version réalisée par Nadejdine du Chiffonnier de Paris a respecté la signification sociale du drame et du roman de Félix Pyat…
Nicole Jacques-Lefèvre
Bibliographie
Odile Krakovitch, « Paris sur scène au XIXe siècle, Mythe ou décor ? », Sociétés & Représentations 2004/1, n° 17, p. 195-210.
Guy Sabatier, « Une exception à la règle, Le Chiffonnier de Paris de Félix Pyat : du mélodrame au roman-feuilleton », Du roman au théâtre : les adaptations théâtrales au XIXe siècle, textes réunis par Jean-Louis Cabanès et Anne-Simone Dufief, RITM, Université Paris X-Nanterre, 1991, p. 91-111.
Jean-Marie Thomasseau, « Théâtre et roman populaire ou les fils entremêlés de l’écheveau », Théâtre et roman populaire, Le Rocambole n° 20, 2002, p. 11-15.
Publié en décembre 2009
L’œil mystérieux du Louxor
« Obey, never trust your own eyes, believe what you are told ». Traduction littérale : « Obéissez, ne vous fiez pas à vos yeux, croyez ce qu’on vous dit » .
Etrange injonction sur une affiche tout aussi surprenante, placardée sur le Louxor pendant une quinzaine de jours puis retirée le 14 octobre. Quel sens donner à cet œil énorme, noir sur fond rouge, qui semblait veiller sur le carrefour Barbès ? Qui nous commandait l’obéissance ?

Louxor, côté boulevard Magenta : affiche «Obey»
Et sur ce bâtiment égyptisant, comment ne pas songer aussi à l’œil oudjat ou œil d’Horus des anciens Egyptiens ? Un symbole protecteur, alors, quasiment un porte-bonheur …

œil oudjat, 945-715 av. J.-C. Paris, Musée du Louvre © Musée du Louvre
Intrigués autant par le graphisme de cette affiche que par son message, nous avons mené une petite enquête.
Publié en octobre 2009
La dernière séance
29 novembre 1983 : le Louxor ferme ses portes
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« Il n’a plus aucune chance
C’était sa dernière séance
Et le rideau sur l’écran est tombé »
Souvenez-vous : en 1977, Eddy Mitchell chantait déjà le triste « destin d’un cinéma de quartier ». Dans ces années-là, les salles de quartier fermaient les unes après les autres, dans l’indifférence quasi générale.
Ainsi, pour s’en tenir à l’environnement proche du Louxor, le 5 avril 1978, le rideau tomba sur le Myrha Palace, 36 rue Myrha. Le 30 septembre 1981, ce fut le tour de l’Ornano 43, 43 boulevard Ornano, qui laissa place à une grande surface alimentaire. D’autres salles ne perdaient rien pour attendre : ainsi le Delta et la Gaîté Rochechouart (devenus des temples de la fripe) ou encore le Barbès Palace, boulevard Barbès, dont on peut voir les beaux restes à l’enseigne des chaussures Kata.
Il n’y eut pas de miracle pour le Louxor qui subit le sort commun. La curiosité nous a pris d’aller fouiller dans les archives disponibles et de dépouiller les collections de l’Officiel des spectacles pour tenter de reconstituer ce que furent les dernières semaines du Louxor. Si certains de nos lecteurs ont conservé la mémoire vivante de cette période, qu’ils n’hésitent pas à nous adresser leur témoignage.
« La salle est vide à pleurer »
Dans leur numéro du 30 novembre 1983, l’Officiel des spectacles et Pariscope annoncent la fermeture définitive du Louxor.

Officiel des spectacles, 30 novembre 1983, p. 117
Cette date fatidique est confirmée par le directeur du cinéma, Daniel le Pluard, qui déclare le jour même « cesser l’activité du cinéma Louxor Pathé » et arrêter « des séries de billets aux numéros suivants :
- Série 056TN à 12,00F – Canarie Paragon, n° 450 001 à 480 000
Arrêt n° 451000, reste 29 000 billets ;
- Série 057NN 12,00 F Bleu Paragon de 200 001 à 230 000 (série terminée)
- Série EXO 007, n° 59320, reste 680 billets. »
Publié en septembre 2009
1954 : Pathé rénove le Louxor
Dans le courant des années 50, la Direction Générale de la Société des Théâtres Cinématographiques Pathé poursuit un vaste programme de rénovation de ses salles. Il s’agit de respecter les nouvelles normes, mais aussi, pour la décoration de la salle, de tenir compte de l’évolution des goûts esthétiques du public.
Le Louxor ferme pour travaux le 23 juin 1954. Dernier film à l’affiche, L’amour d’une femme, dernier long métrage de Jean Grémillon, avec Micheline Presle, Massimo Girotti, Gaby Morlay et Paolo Stoppa.
Car en cette année 1954, le Louxor était un bon et vrai cinéma de quartier. On y diffusait des films récents, sans doute inégaux, mais pour une bonne part de grande qualité et tous les genres y étaient représentés. (Voir l’article « La programmation en 1954»).
Publié en juin 2009


