Le site des Amis du Louxor

Mis en avant

Ce site est le résultat des recherches menées par des membres de l’association (Jean-Marcel Humbert, Nicole Jacques-Lefèvre, Annie Musitelli, Michèle Alfonsi, Marie-France Auzépy) sur l’histoire du Louxor et de sa programmation. Par ailleurs, nous avons suivi, grâce aux visites de chantier et aux rencontres avec les divers intervenants (architectes, décorateurs, acousticiens, mosaïstes, etc.) toutes les étapes de la réhabilitation du bâtiment, depuis la présentation du projet par l’architecte Philippe Pumain en novembre 2008 jusqu’à l’inauguration du 17 avril 2013 (rubrique Le chantier du Louxor). Ce site constitue donc une base de données documentaire sur ce cinéma historique et son sauvetage. Depuis l’ouverture de la salle, les Amis du Louxor, spectateurs fidèles de leur cinéma favori, continuent à se faire l’écho de son actualité.
Un ouvrage collectif, Le Louxor-Palais du cinéma, par les Amis du Louxor et l’architecte Philippe Pumain, a été publié en juin 2013 par les éditions AAM (photo ci-contre).

Le Louxor dans l’émission « Visites privées » (France 2)

Dans le cadre de l’émission « Visites privées », présentée par Stéphane Bern tous les jours sur France 2, et consacrée le 13 septembre 2016 (à 15 h 40) à « La bataille du cinéma », le Louxor était à l’honneur.

Cliquer sur les images (captures d’écran) pour les agrandir.

Emmanuel Papillon et Matthieu Guber au Louxor le 26 août 2016

Emmanuel Papillon, directeur de la salle, a fait découvrir au reporter- chroniqueur Matthieu Guber les décors du Louxor dont il n’a pas manqué de rappeler qu’il était le seul cinéma à l’égyptienne en France.

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Jean-Marcel Humbert et Annie Musitelli, de l’association Les Amis du Louxor, en compagnie de Matthieu Guber, le 30 août 2016

Les Amis du Louxor ont, quant à eux, été sollicités pour évoquer le sauvetage du lieu et la qualité des décors restaurés ou restitués. Les photos d’archives qui apparaissent au cours du reportage ont également été gracieusement fournies par notre association. Michel Gomez, délégué général de la Mission cinéma de la ville de Paris, rappela que la réouverture du Louxor s’inscrivait dans un projet général de rénovation urbaine mené par la Mairie de Paris.

Michel Gomez et Matthieu Guber dans les locaux de la Mission cinéma le 30 août – à droite, plateau de l’émission « Visites privées »

La qualité des images (réalisateur, Philippe Cusset) rendait fort bien justice à la beauté et l’originalité de ces décors spectaculaires et attirera au Louxor, à n’en pas douter, de nouveaux spectateurs et visiteurs.

Un regret toutefois : que l’architecte Philippe Pumain à qui l’on doit la magnifique réhabilitation du Louxor n’ait pas été interrogé car il aurait pu apporter un éclairage précieux sur ce travail patrimonial. Et quelques réserves sur les commentaires qui ont suivi le reportage (souvenirs de jeunesse de Stéphane Bern et survol assez approximatif de la programmation du Louxor), qui laissaient le spectateur sur sa faim. En effet, le terme « Art et Essai » tel qu’il est compris au Louxor inclut aujourd’hui des films très variés susceptibles de réunir de vastes publics. Pas spécialement « confidentiels », ils peuvent aller des films historiques (y compris muets) à des films d’auteurs actuels, sans pour autant ignorer les grands films à succès.

Mais que le Louxor, après des décennies d’abandon et d’oubli, soit ainsi mis en valeur dans une émission de télévision grand public permet de mesurer le chemin parcouru.

Le reportage dure 10 minutes (il commence à 8 minutes du début de l’émission, et dure jusqu’à 18 minutes) et peut être visionné en « Replay » sur le site de France 2.

Annie Musitelli © Les Amis du Louxor

 

Le cinéma Eldorado à Saint-Pierre d’Oléron (Charente maritime)

L’Eldorado est le seul survivant des six cinémas que comptait encore l’île d’Oléron dans les années 70. Comment vit un cinéma Art et Essai dans une ville de 6 793 habitants (mais 4 à 5 fois plus en été ) ? Marie-France Auzépy, qui fait de fréquents séjours dans l’île d’Oléron, trouvant la politique culturelle de l’Eldorado (programmation, scolaires, avant-premières, ciné-concerts) assez semblable à celle du Louxor, est allée interviewer pour Les Amis du Louxor leur directeur, Philippe Chagneau, le 27 juillet 2016.

Le directeur, Philippe Chagneau, dans l'avant-hall de l'Eldorado

Le directeur, Philippe Chagneau, dans l’avant-hall de l’Eldorado

D’où vient le nom du cinéma « Eldorado » ?
La salle, une salle de théâtre au nom d’Eldorado, a été construite en 1894. Elle est devenue une salle de cinéma en 1910, mais elle a gardé son nom et ce, jusqu’à aujourd’hui. Eldorado était un nom souvent donné aux salles de cinéma, comme on peut le voir en cherchant « Eldorado cinéma » sur Internet. L’Eldorado de Dijon, par exemple, est bien connu. En 2010, nous avons fêté le centenaire et projeté un film qui avait été projeté à l’inauguration du cinéma, Le Pied de mouton, d’Albert Capellani, un émule de Méliès. C’est un court métrage en partie colorisé au pochoir sorti en 1907.
Comment la salle a-t-elle évolué ?
Le bâtiment originel, qui est devenu la salle 1, était un bâtiment en pierre sans fondation. Dans les années 1930, a été ajouté un très grand hall devant la salle.
Y avait-il plusieurs cinémas à St-Pierre ? sur l’ïle ?
Il y avait un autre cinéma à St-Pierre, le Familia, à côté de la poste. En tout, sur l’île, il y avait six cinémas : en plus des deux de St-Pierre, l’Eden, à Chéray/SaintGeorges, qui a fermé dans les années 70 comme celui du Château d’Oléron, un à Boyardville, qui a fermé en 1985, et un à St-Trojan, le Casino, qui a fermé il y a 5 ou 6 ans.

L'Eldorado de Saint-Pierre d'Oléron dans les années 80

L’Eldorado de Saint-Pierre d’Oléron dans les années 80

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L’Egyptian Theatre de DeKalb (Illinois)

Le Louxor est le seul cinéma « à l’égyptienne » en France, mais pas dans le monde où plus de 170 cinémas ont été édifiés ou décorés dans ce style bien particulier. En avant-première du livre que préparent Ken Roe et Jean-Marcel Humbert sur ce sujet, nous vous proposons un article sur le cinéma « égyptien » de DeKalb (Illinois). D’autres articles suivront sur certains de ces cinémas les plus caractéristiques, restaurés et toujours en activité.

Le 8 août 2016, Alex Nerad, directeur exécutif de l’Egyptian Theatre de DeKalb (Illinois), a visité le Louxor et en est sorti enchanté : « C’était merveilleux » écrit-il sur son site. « Le Louxor est un très beau cinéma magnifiquement restauré, et c’était extraordinaire de pouvoir le découvrir ‟de visuˮ ».

Axel Nerad au balcon du Louxor le 8 août 2016

Axel Nerad au balcon du Louxor le 8 août 2016

Nous profitons donc de sa visite pour vous présenter cette autre salle mythique, l’Egyptian Theatre de DeKalb, dont la renaissance n’est pas sans rappeler celle du Louxor.

La salle de l'Egyptian Theater restaurée

La salle de l’Egyptian Theater restaurée

C’est dans l’une des rues principales de DeKalb que fut édifiée en 1929 et inaugurée le 10 décembre, une salle de spectacle étonnante destinée à accueillir aussi bien des spectacles de théâtre que cinématographiques. Son décor égyptien est la manifestation un peu tardive de la Toutankhamonmanie née de la découverte en 1922 de la tombe du pharaon ainsi rendu célèbre. Son architecte, Elmer F. Behms, était un amoureux de l’Égypte ancienne, et tout particulièrement de Ramsès II qui lui servit de principal thème d’inspiration, notamment pour les trois grandes figures en terres cuites vernissées de la façade, également décorée d’un vitrail haut de 6,10 mètres représentant un scarabée stylisé façon Art déco. La marquise actuelle, la quatrième, date de 1982.

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La brochure « Le Louxor-Palais du Cinéma »

À l’occasion du troisième anniversaire de la réouverture du Louxor, l’équipe du cinéma et Les Amis du Louxor ont souhaité proposer à un large public – spectateurs, visiteurs, cinéphiles, enseignants et publics scolaires – une brochure qui retrace l’histoire de ce Palais du cinéma et de sa programmation depuis sa création en 1921 jusqu’à sa fermeture en 1983, mais aussi son sauvetage par la Ville de Paris, sa rénovation par l’équipe de Philippe Pumain et sa réouverture en tant que cinéma Art et Essai.

Couverture brochure Illustrée de 87 documents photographiques couleur, elle propose une vraie « visite guidée » des décors égyptiens extérieurs et intérieurs.
Cette brochure est en vente à la caisse du cinéma au tarif de 3€. 

1958 : destruction partielle des décors côté Magenta

Une photo du Louxor publiée par l’INA permet de lever les derniers doutes sur le ravalement « radical » de 1958 qui a abouti à la destruction des frises de mosaïques et de l’inscription LOUXOR côté boulevard de Magenta (aujourd’hui restituées).

Louxor, semaine du 6 au 12 août 1958

Louxor, semaine du 6 au 12 août 1958

À l’affiche du Louxor, Pépé le Moko. Nos recherches sur la programmation du cinéma, effectuées au cours des années passées, permettent de dater précisément cette photo : Pépé le Moko, film de 1937, a été reprogrammé au Louxor pendant la semaine du 6 au 12 août 1958. Il y était déjà passé, notamment en 1943 (semaine du 24 mars au 6 avril, selon La Semaine de Paris) :  il devait faire partie des films bénéficiant d’une dérogation puisque les productions antérieures au 1er octobre 1937 avaient été bannies des écrans par le régime de Vichy, et de surcroît, dans ce cas précis, la vedette Jean Gabin était parti aux USA… (voir notre article sur la programmation du Louxor pendant l’Occupation).

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Égyptomanie puissance 2…

Le Typhonium de Ma Loute sur l’écran du Louxor 

Avis aux amateurs d’architectures insolites : l’étrange demeure de la (très déjantée) famille Van Peteghem du film de Bruno Dumont, Ma Loute, n’est pas un décor de cinéma. C’est une authentique villa privée « de style égyptien » – comme le précise Fabrice Luchini (alias M. Van Peteghem) au pittoresque policier Machin venu enquêter sur de mystérieuses disparitions dans la région. De nombreuses scènes ont été tournées dans les jardins de la villa le Typhonium, située à Wissant (Pas-de-Calais), alors que les intérieurs ont, eux, été tournés au château d’Hardelot, à Condette (également dans le Pas-de-Calais).

Le Typhonium vers 1912 - collection Jean-Marcel Humbert

Le Typhonium vers 1912 – collection Jean-Marcel Humbert

Du dieu Seth au dieu Typhon…

Le Typhonium fut construit sur une lande aride du plateau des Croquets dominant la baie de Wissant. On dit souvent qu’il tient son nom du dieu grec Typhon, dieu des vents et des tempêtes, particulièrement forts en cet endroit à l’origine dénudé. Mais il ne faudrait pas oublier que le mot « typhonium » était déjà utilisé dans la Description de l’Égypte, le Grand ouvrage publié après la campagne d’Égypte de Bonaparte par les savants qui l’y avaient accompagné : le mot y désignait des petits temples à Denderah et à Edfou, deux des lieux qui ont inspiré leur villa néo-égyptienne à Adrien Demont (1851-1928) et son épouse Virginie Demont-Breton (1859-1935), deux peintres passionnés d’Égypte.

Capture d'écran (bande-annonce de Ma Loute) : M. Van Peteghem et les enquêteurs

Capture d’écran (bande-annonce de Ma Loute) : à l’arrière-plan, le Typhonium

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Des collégiens exposent leurs œuvres au Louxor

Du lundi 23 mai au 15 septembre 2016 : Exposition photographique

« La Goutte d’Or, grandir ensemble »

Résidence artistique de Bruno Lemesle au Collège Clemenceau

Bruno Lemesle est photographe et cinéaste. Il a notamment réalisé la collection photographique « Salut Barbès ! » et le film documentaire La Goutte d’Or, vivre ensemble. Il travaille actuellement au projet « Barbès-Méditerranée : de la Goutte d’Or vers la Corne d’Or ». En résidence au sein du collège Georges Clemenceau depuis octobre 2015, il a initié les élèves à la pratique de la photographie et du cinéma documentaire. L’exposition présentée au Louxor –  et qui est consacrée exclusivement aux photographies faites par les élèves –  est l’aboutissement de ce travail collectif.

Un regard vers l’autre ©les snappers-Bruno Lemesle

Comment est né ce projet ?
Il s’inscrit dans le contexte des résidences artistiques du dispositif « L’art pour grandir » de la Ville de Paris. Il implique un partenariat entre une institution culturelle, qui dispose donc de l’expertise artistique pour monter un tel projet, un établissement scolaire, qui offre l’appui pédagogique, et un artiste, qui fait le lien entre deux « pôles » qui vivent sur des rythmes souvent très différents. Il s’agit d’articuler art et éducation à partir de ces compétences diverses, avec un objectif pédagogique exigeant.
Dans mon cas, c’est à la rentrée scolaire 2015, sur une proposition de l’Institut des Cultures d’Islam, que j’ai commencé cette collaboration avec le Collège Georges Clemenceau. Il faut souligner que ces projets sont assez longs (ici, une année scolaire) pour permettre un travail approfondi et sa restitution – en l’occurrence, sous la forme d’une seconde exposition, la première s’étant tenu à l’ICI. Le Louxor, très impliqué dans les actions en direction des publics scolaires et fréquenté par un large public, était un lieu idéal.

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