Le site des Amis du Louxor

 

Ce site est le résultat des recherches menées par des membres de l’association (Jean-Marcel Humbert, Nicole Jacques-Lefèvre, Annie Musitelli, Michèle Alfonsi, Marie-France Auzépy) sur l’histoire du Louxor et de sa programmation. Par ailleurs, nous avons suivi, grâce aux visites de chantier et aux rencontres avec les divers intervenants (architectes, décorateurs, acousticiens, mosaïstes, etc.) toutes les étapes de la réhabilitation du bâtiment, depuis la présentation du projet par l’architecte Philippe Pumain en novembre 2008 jusqu’à l’inauguration du 17 avril 2013 (rubrique Le chantier du Louxor). Ce site constitue donc une base de données documentaire sur ce cinéma historique et son sauvetage.
Un ouvrage collectif, Le Louxor-Palais du cinéma, par les Amis du Louxor et l’architecte Philippe Pumain, a été publié en juin 2013 par les éditions AAM.

Depuis l’ouverture de la salle, les Amis du Louxor, spectateurs fidèles de leur cinéma favori, continuent à se faire l’écho de son actualité.

 

Publié dans Cinéma, Histoire du Louxor, Le chantier du Louxor en décembre 2013


Le cinéma muet est de retour sur l’écran du Louxor…

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Affluence des grands jours pour le premier Ciné Concert

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Dimanche 15 à 11 heures, dans la salle Youssef Chahine pleine à craquer, grands et petits étaient venus retrouver ce qui fit autrefois les beaux jours du Louxor : le cinéma muet. Et ils le redécouvraient, qui plus est, projeté sur l’écran « historique » de 1921, habituellement dissimulé derrière le grand écran escamotable.

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15 mars 2015 - Avant la séance

L’écran historique du Louxor, 15 mars 2015, avant la séance

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Serge Bromberg et Emmanuel Papillon, 15 mars 2015

Serge Bromberg et Emmanuel Papillon, 15 mars 2015

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Mais loin d’être gêné, ou dérouté, par ce « petit » écran de 6 mètres de large sur 4,50 de haut, le spectateur de 2015 a l’impression d’entrer dans l’image avec la même facilité que lors de projections classiques. En effet, comme l’a rappelé Emmanuel Papillon, les films muets étaient tournés en format d’image 4:3, proportions exactes de l’écran « historique » du Louxor, donc parfait pour la projection de films muets. Nous retrouvons ainsi, a-t-il ajouté, le véritable « angle de vision de nos ancêtres ».

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Pendant la projection de l’Émigrant de Charlie Chaplin

Pendant la projection de L’Émigrant de Charlie Chaplin

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Serge Bromberg en « homme-orchestre »

La projection était accompagnée par Serge Bromberg sur un beau piano à queue Yamaha – prêt gracieux du Centre Chopin qui permettra ainsi l’organisation régulière de telles séances. Serge Bromberg, spécialiste passionné de cinéma muet dont il a déjà restauré et fait redécouvrir de nombreux chefs d’œuvre, sut créer, pour chaque court métrage, une atmosphère musicale originale.
On s’imagine trop que le cinéma muet était le « monde du silence » : loin s’en faut, le projecteur était dans les débuts le plus souvent dans la salle, et, même protégé en cabine, son bruit était clairement audible ; et le public parlait, fumait, s’apostrophait, bref, le pianiste – véritable « homme-orchestre » –, avait donc autant à faire pour maintenir avec autorité et doigté l’attention des spectateurs que s’il accompagnait une gouailleuse dans un beuglant.

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Serge Bromberg au piano

15 mars 2015 – Serge Bromberg au piano

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Une des qualités de Serge Bromberg, excellent « pianiste de cinéma », à la fois compositeur et interprète pionnier, est surtout de se faire oublier, tant sa prestation sonore « colle » à l’image. Car il ne s’agit pas de faire du pastiche, il faut surtout recréer une ambiance sonore qui soit agréable à notre oreille de ce début du XXIe siècle, sans pour autant négliger le rôle qu’avait le piano (et ensuite l’orchestre) pour souligner les moments les plus importants du film (drôlerie, violence, tristesse, émotion).
La recherche des partitions de l’époque, la relation de la musique à l’image, les diverses manières d’accompagner les films muets, tout cela fait maintenant l’objet de cours en faculté, et jusqu’au Collège de France : par exemple le cours de Karol Beffa, « Comment accompagner un film muet » (20 décembre 2012) montre notamment en direct différentes manières d’accompagner un même extrait de film.

L’intérêt pour ce phénomène musical passionnant n’est pas nouveau, comme en témoignent certains articles (maintenant accessibles en ligne) qui l’étudient de manière approfondie, mais il connaît actuellement une véritable renaissance. Mario Verdone, historien du cinéma et critique, publiait déjà en septembre 1966  « Le Monde sonore du film muet ». Citons parmi les publications plus récentes, Giusy Pisano, « Sur la présence de la musique dans le cinéma dit muet », dans la revue 1895 (Mille huit cent quatre-vingt-quinze), n° 38 (2002). On trouve aussi sur le sujet des dossiers : par exemple le catalogue de l’exposition du musée d’Orsay, Musique et cinéma muet, ou des livres comme La Musique au cinéma de Michel Chion, Fayard, 1995.

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Serge Bromberg à la fin du concert

Serge Bromberg à la fin du concert

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Au Louxor, le public a eu le plaisir de redécouvrir L’Émigrant (1917) de Charlie Chaplin dans une copie magnifiquement restaurée. Venait ensuite la très célèbre Maison démontable (One Week, 1920) de Buster Keaton et Eddie Cline dont le burlesque n’a rien perdu de son efficacité. Le dernier court-métrage programmé, Œil pour Œil (Big Business, 1929), de James W. Horne avec Laurel et Hardy, réalisé, a rappelé Serge Bromberg dans sa présentation, alors même que le cinéma parlant existait déjà, montre de manière implacable et glaçante, à partir d’un banal différend entre deux vendeurs et un client peu aimable, la montée irrésistible et irrationnelle de la violence jusqu’au paroxysme final qui aboutit à la complète destruction de la maison de l’un et de la voiture des deux autres.
Et si l’on en juge par l’accueil enthousiaste des spectateurs, les prochains Ciné concerts du Louxor ont d’ores et déjà trouvé leur public !

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15 mars 2015- photo JM Humbert

15 mars 2015- photo JM Humbert

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Jean-Marcel Humbert et Annie Musitelli © Les Amis du Louxor

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Prochains Ciné Concerts :

vendredi 17 Avril à 20h : L’Homme à la caméra (1929) de Dziga Vertov

mardi 16 juin à 20 h : Visages d’enfants (1925) de Jacques Feyder

Publié dans Cinéma en mars 2015


Le sauvetage du cinéma Empress à Monréal :

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Le parcours du combattant  touche à sa fin…

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Situé dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce (5560, rue Sherbrooke Ouest), le Théâtre Empress de Montréal, a été construit en 1927 par l’architecte Alcide Chaussé dans le style néo égyptien. Inauguré le 19 mai 1928, avec un programme mêlant cinéma (Wild Geese de Phil Goldstone avec Belle Bennett), attractions et vaudeville, il a connu, dès la fin des années 30, bien des vicissitudes. On peut découvrir son histoire mouvementée ainsi que de belles photos sur le site du Centre culturel Empress.
Contrairement au Louxor, il ne reste malheureusement plus grand chose de l’intérieur du bâtiment et de ses décors égyptisants. D’abord défiguré à partir de 1962 par des restructurations successives, le lieu fut ravagé par un incendie en 1992 (consulter cet article). Mais sa façade richement décorée est intacte et a été partiellement restaurée.

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Le cinéma Empress, Montréal (photo J-M Humbert, 1994)

Le cinéma Empress, Montréal (photo J-M Humbert, 1994)

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Les passionnés qui se mobilisent depuis des années pour que l’Empress devienne un lieu culturel ouvert sur le quartier ont désormais bon espoir. À la suite de l’appel à projets lancé en 2012 par la ville de Montréal, propriétaire du lieu, le groupe « Cinéma NDG » (organisme à but non lucratif ) a été retenu par le comité de sélection et le conseil d’arrondissement Notre-Dame de-Grâce. Le projet intègre 4 salles de cinéma, un lieu d’exposition, un café et espace-conférence, un restaurant et des espaces commerciaux. Notons qu’en l’occurrence, c’est au porteur du projet de présenter le montage financier permettant la réhabilitation du bâtiment. La proposition financière est ici de 12 millions de dollars pour les travaux de rénovation du bâtiment patrimonial.
Depuis la sélection de 2012, on avance… Le financement s’avère, certes, laborieux, et le groupe « Cinéma NDG » a dû obtenir du conseil d’arrondissement Notre Dame de Grâce un délai supplémentaire d’un an pour compléter le montage financier de son projet. Mais la proposition a été votée à l’unanimité par les élus le 7 octobre 2014 « devant le progrès et la solidité du financement déjà obtenu par le groupe ».
À suivre, donc…

Nous souhaitons bon courage aux défenseurs tenaces de ce projet et continuerons à donner de leurs nouvelles !

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Annie Musitelli  ©Les Amis du Louxor

Publié dans Cinéma en mars 2015


Vernissage de l’exposition « Fiction – Un regard sur le Louxor »

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Jeudi 5 mars 2015, le salon du Louxor accueillait le vernissage de l’exposition de photographies de Judith Bormand, « Fiction – Un regard sur le Louxor ».

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Emmanuel Papillon, directeur du Louxor, entouré de membres de son équipe, a accueilli  dans une ambiance très amicale les nombreux visiteurs venus découvrir le travail effectué sur les lieux par Judith Bormand pendant plusieurs semaines et dont elle nous parlé dans l’entretien qu’elle nous a récemment accordé. En quelques mots chaleureux, il a rappelé la démarche de la photographe et loué l’originalité et la qualité de ses photographies – de ces « fragments » qui parviennent à restituer de manière étonnante l’atmosphère du Louxor.

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Emmanuel Papillon et Judith Bormand, 5 mars 2015.

Emmanuel Papillon et Judith Bormand, 5 mars 2015.

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Publié dans Cinéma en mars 2015


« FICTION – Un regard sur le Louxor »

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Exposition de photographies de Judith Bormand
Au Louxor – Palais du Cinéma,  du 4 mars au 19 mai 2015

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Rencontre avec la photographe Judith Bormand

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Licenciée en Histoire de l’art et diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière en photographie, Judith Bormand a exposé dans le cadre du Mois de la Photo à Paris en 2008, aux Rencontres d’Arles en 2009, aux Rencontres Photographiques du 10e à Paris en 2011.
Du 4 mars au 19 mai 2015, une exposition des photographies qu’elle a réalisées au Louxor va se tenir dans l’espace d’exposition du cinéma. Nous remercions Judith Bormand de nous avoir accordé cet entretien.

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Pourquoi avez-vous souhaité faire un travail photographique sur le Louxor ?
À l’origine, il s’agissait de poursuivre un projet que j’avais entrepris sur le thème des espaces réhabilités. J’avais déjà photographié le Cent Quatre et je souhaitais ensuite faire des images du Louxor, qui venait lui aussi d’être rénové et de rouvrir. J’ai donc demandé (et obtenu) l’autorisation de mener ce travail photographique sur l’intérieur du lieu, mais du lieu vide.
Au départ, qu’est-ce qui vous intéressait dans le Louxor ?
D’abord l’extérieur du bâtiment, bien sûr, que je connaissais lorsque le cinéma était encore fermé et qui m’intriguait. Avec son style Art Déco, c’est un vrai monument du carrefour Barbès. Ensuite, les décors égyptiens, même si ce n’est pas là-dessus que j’insiste dans mes photographies. La salle Youssef Chahine, bien sûr, mais j’aime aussi beaucoup les nouvelles salles du sous-sol, leur atmosphère. Je les trouve vraiment très réussies. On pourrait s’imaginer 50 ans en arrière, on pourrait presque penser qu’elles étaient là à l’origine, notamment la petite salle 3. C’est d’ailleurs ce que j’ai cru en y voyant un film pour la première fois, avant de m’intéresser de plus près à l’histoire du Louxor.
Vous n’aviez pas vu l’intérieur du Louxor avant sa réhabilitation ?  
Non, ni avant, ni pendant le chantier. Je le regrette, d’ailleurs, car je fais aussi des photos de chantiers mais j’étais alors prise par d’autres projets.
Le travail dans le Louxor s’est fait en deux temps. J’ai d’abord fait des prises de vues argentiques, à la chambre, des vues centrées, frontales et larges des salles notamment, peut-être un peu plus « classiques » et plus propres à la photographie d’architecture que celles qui figureront finalement dans l’exposition.
Car ensuite le projet a évolué : j’avais aussi en tête une autre idée, celle de travailler sur la salle de cinéma en tant que sujet et non plus d’un point de vue plus spécifiquement architectural. Et à cet égard, je trouvais l’espace du Louxor vraiment intéressant. De même que son fonctionnement de cinéma indépendant, différent des complexes. J’étais curieuse de le découvrir, bien que cette série ne parle pas de la vie du lieu. Cela valait la peine d’y passer plus de temps. Mon travail s’est donc étalé sur un peu plus de deux mois, de fin octobre à début janvier.
Comment avez-vous organisé votre travail dans un cinéma en pleine activité ?  
Je venais souvent pour de courtes durées, soit entre les séances, soit avant les séances, c’est-à-dire le matin à partir de 8h 30, 9 heures, avant l’arrivée du public scolaire. Et par la suite, je venais plutôt entre 11 et 13 heures, après les séances pour les scolaires et avant celles de l’après-midi.
Vous semblez opposer deux phases de votre travail qui correspondraient à deux types de projets différents : les « photos d’architecture » et les photos de salles de cinéma… Pouvez-vous nous expliquer cette distinction ? 
En fait je ne veux pas les opposer. Il s’agit bien de deux projets différents et consécutifs.
Le projet initial, qui portait sur le lieu réhabilité, a été terminé assez rapidement. S’il se rapproche plus d’une photographie d’architecture « classique », il reste cependant un regard personnel sur l’espace, avec des vues frontales prises depuis un axe, puis son opposé, afin de donner deux points de vue principaux et dans la lignée d’un style documentaire.
Mais sa prolongation m’a permis d’encore mieux connaître le lieu, de m’en imprégner. Et un deuxième projet a pris forme. C’est devenu surtout un travail autour de fragments du lieu et de ces éléments caractéristiques de la salle de cinéma auxquels on ne prête pas attention. Enfin un travail autour de l’atmosphère qui se dégageait de ces salles vides dans lesquelles je déambulais. Mon choix a été de montrer le lieu de manière parcellaire, de reconstruire un espace. J’ai privilégié des détails que je trouvais caractéristiques de ce qu’évoque pour moi le cinéma : les rangées de sièges, le velours, le rideau, les moquettes, les faux marbres de la grande salle, une des portes de sortie, en somme des éléments qui ramènent au cinéma – ou plus largement au spectacle. Ainsi que des éléments spécifiques au Louxor lui-même. L’ensemble s’éloignant du document pour frôler l’onirique.

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Publié dans Cinéma en février 2015


Quand le music-hall s’invitait au cinéma…

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Programmes des années 1920 et 1930

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Bernard Meyre, collectionneur et fidèle ami du Louxor, nous a fait parvenir quelques programmes des années 1920 (Barbès Palace) et 1930 (Gaumont-Palace) qui viennent s’ajouter à ceux du Louxor (septembre 1923 et septembre 1924) et du Barbès Palace (juillet 1921) que nous avions déjà présentés sur notre site. Une nouvelle rubrique, « Programmes anciens », regroupera désormais les articles consacrés à ces documents.

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Pour les cinéphiles qui s’intéressent à l’histoire des cinémas et de leur programmation, les programmes édités dans les années 1920 et 1930 constituent une mine de renseignements sur la composition et le déroulement des séances qui, surtout dans certaines salles dotées d’un orchestre et parfois même d’un orgue (comme le Gaumont-Palace ou le Louxor), s’inscrivaient encore dans la tradition du music-hall.

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Années 20  
Dans ces deux programmes du Barbès Palace (34 boulevard Barbès), cinéma disparu dont nous avions retracé l’histoire, se retrouve l’organisation classique des longues séances du cinéma muet composées de  deux parties séparées par un entracte.

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Barbès-Palace, 3-9 juin 1921 et 30 décembre 1921-5 janvier 1922

Barbès Palace, 3-9 juin 1921 et 30 décembre 1921-5 janvier 1922

 

La vogue des films à épisodes :  le rôle de la presse populaire
Ciné-romans ou « romans de cinémas »

Ces documents [cliquer sur les images pour les agrandir] témoignent de la place occupée par les films à épisodes, habituellement projetés en première partie de séance, et qui avaient les faveurs du public. Ils contribuaient aussi à le fidéliser, d’autant que les réalisateurs français, soucieux de s’imposer face au puissant cinéma américain, proposaient des sujets originaux ou puisés dans les classiques populaires français, susceptibles de conquérir de nouveaux spectateurs. Pendant la semaine du 3 au 9 juin 1921, la première partie de la soirée comportait le 7e épisode du feuilleton L’Homme aux trois masques (1921), film en douze épisodes d’Émile Keppens et René Navarre, d’après l’œuvre d’Arthur Bernède, et produit par la Société des Cinéromans. Du 30 décembre 1921 au 5 Janvier 1922, la première partie de soirée enchaînait deux feuilletons :  le 11e épisode de L’Orpheline (1921) de Louis Feuillade avec la star du muet Sandra Milowanoff et Les Trois Mousquetaires d’Henri Diamant-Berger (11e épisode ).

La presse populaire constituait pour le cinéma un relais précieux : lorsque le film sortait en salles, des journaux parisiens (dont Le Petit Parisien, Le Matin, Comoedia) mais aussi des quotidiens de province en publiaient simultanément les épisodes sous forme de  feuilleton. La Société des Cinéromans illustre parfaitement cette collaboration entre presse, producteurs, réalisateurs et auteurs  : ainsi Arthur Bernède, crée des personnages (Belphégor, Judex, Mandrin) qui font désormais partie de l’histoire du cinéma et de la littérature populaire. « Le rythme de sortie des films et des feuilletons correspondants est soutenu. Pendant la saison 1921-1922, il y a en permanence un film des Cinéromans en cours sur les écrans et le feuilleton correspondant dans la grande presse »( 1).
Le Petit Parisien publie ainsi, du mercredi 13 avril au 6 juillet 1921, les douze épisodes de L’Homme aux trois masques.

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Petit Parisien 13 avril 1921 SITE-

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Publié dans Cinéma, Programmes anciens en février 2015


Le ciné-club, ou le plaisir partagé.

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Entretien avec Fabienne Duszynski

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Fabienne(1) copieEnseignante-chercheuse en cinéma à l’Université de Lille III, Fabienne Duszynski est,  depuis l’ouverture du cinéma, l’une des animatrices du ciné-club du Louxor. Avec intelligence et sensibilité, elle contribue à faire de ces séances des moments magiques de compréhension et d’émotion. D’Une place au soleil (George Stevens, 1951) à Lumière d’été (Jean Grémillon, 1942), elle a accompagné la projection de films aussi différents que L’Homme tranquille (John Ford, 1952), French Cancan (Jean Renoir, 1954), Deep end (Jerzy Skolimowski, 1970), Touki Bouki (Djibril Diop Mambety, 1973), Une chambre en ville (Jacques Demy, 1982), Les Voyages de Sullivan (Preston Sturges, 1941), Mais qui a tué Harry (Alfred Hitchcock, 1955), Deux filles au tapis (Robert Aldrich,1981), Lettre d’une inconnue (Max Ophuls, 1948) ou Partie de campagne (Jean Renoir, 1936). Nous avons voulu en savoir un peu plus, et prolonger le dialogue…

 

Un ciné-club : qu’est-ce pour vous ?

Je ne voudrais  pas me lancer dans l’histoire du ciné-club, qui évoque sans doute bien des souvenirs  pour beaucoup de monde. C’est peut-être simplement le mot d’introduction pour des séances autour d’un film. Pour moi, après la nécessité de le contextualiser et de le présenter, il ne s’agit pas de proposer une analyse du film, mais surtout de donner des pistes, de trouver une façon d’ouvrir le regard. À partir d’une ou plusieurs séances, je voudrais permettre aux spectateurs de se familiariser parfois avec un certain vocabulaire d’approche, de prolonger de manière plus active cette position déjà précieuse du simple spectateur. Oui, si à la fin d’une séance, j’ai le sentiment  d’avoir réussi à accompagner le film, à en prolonger le plaisir, sans que mon discours s’y substitue, c’est pour moi une bonne séance.

 

Deep End (J. Skolimowski), projeté dans le cadre du ciné club du Louxor

Deep End (J. Skolimowski), projeté dans le cadre du ciné club du Louxor

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Publié dans Cinéma en janvier 2015