Le site des Amis du Louxor

Mis en avant

Ce site est le résultat des recherches menées par des membres de l’association (Jean-Marcel Humbert, Nicole Jacques-Lefèvre, Annie Musitelli, Michèle Alfonsi, Marie-France Auzépy) sur l’histoire du Louxor et de sa programmation. Par ailleurs, nous avons suivi, grâce aux visites de chantier et aux rencontres avec les divers intervenants (architectes, décorateurs, acousticiens, mosaïstes, etc.) toutes les étapes de la réhabilitation du bâtiment, depuis la présentation du projet par l’architecte Philippe Pumain en novembre 2008 jusqu’à l’inauguration du 17 avril 2013 (rubrique Le chantier du Louxor). Ce site constitue donc une base de données documentaire sur ce cinéma historique et son sauvetage. Depuis l’ouverture de la salle, les Amis du Louxor, spectateurs fidèles de leur cinéma favori, continuent à se faire l’écho de son actualité.
Un ouvrage collectif, Le Louxor-Palais du cinéma, par les Amis du Louxor et l’architecte Philippe Pumain, a été publié en juin 2013 par les éditions AAM (photo ci-contre).

La pharmacie « égyptienne » Léon Gros de Clermont-Ferrand

La société Gentil et Bourdet, qui a réalisé les mosaïques des façades extérieures du Louxor, a décoré nombre d’édifices et de paquebots, dont certains également à l’égyptienne. Les façades de la pharmacie égyptisante de Clermont-Ferrand (dont le décor intérieur a maintenant disparu) viennent ainsi d’être inscrites à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Dans la revue en ligne In Situ du 12 juillet 2016, Jean-Marcel Humbert consacre à la dissociation et à la dispersion de ce qui constituait « un ensemble unique » un article dont il nous présente les grandes lignes.

Pharmacie Léon Gros, mention en mosaïques au-dessus de la devanture côté place d’Espagne, 2014.

Pharmacie Léon Gros, mention en mosaïques au-dessus de la devanture côté place d’Espagne, 2014.

Au moment même où la société Gentil et Bourdet terminait la pose des mosaïques décoratives à l’égyptienne de la façade du Louxor, un pharmacien de Clermont-Ferrand, le docteur Léon Gros, féru d’Égypte ancienne, lui commandait le décor en mosaïques des devantures de la nouvelle pharmacie qu’il faisait construire dans sa ville par l’architecte Louis Jarrier (1921-1922).

La pharmacie Léon Gros en 2014.

La pharmacie Léon Gros en 2014.

Cette pharmacie avait la particularité d’être entièrement décorée à l’égyptienne, extérieurement et intérieurement, ce qui en faisait un exemple unique. Le décor extérieur était, comme au Louxor, destiné à attirer la clientèle par des éléments hors du commun. En même temps, il permettait au public de différencier ce commerce de ses concurrents. Enfin, le pharmacien s’en était également servi pour décrire certaines des activités de son officine. La médecine et la pharmacie étaient des sciences déjà bien connues et développées dans l’Égypte Ancienne : nulle surprise donc de les voir reprises à l’époque contemporaine dans le cadre de créations décoratives faisant appel à l’égyptomanie.

Détail du décor d’angle, 2014.

Détail du décor d’angle, 2014.

Lire la suite

Cartes postales publicitaires

Le Bossu au Louxor (1925) ; Charlemagne (1934)

Parmi les supports publicitaires proposés aux exploitants des salles de cinéma par les producteurs, les cartes postales, faciles à distribuer au guichet, figuraient en bonne place au côté des affiches, programmes, et même mannequins en carton. Les documents originaux de ce type concernant le Louxor sont assez rares sur le marché des « vieux papiers ». En voici deux, la première de 1925 ( le temps du muet ), la seconde de 1934.

 Carte postale distribuée au Louxor (1925)

Carte postale distribuée au Louxor (1925)

Cette nouvelle carte postale publicitaire, acquise par Nicole Jacques-Lefèvre, annonce la projection au Louxor, le 4 décembre 1925, du film Le Bossu, tiré du célèbre roman de cape et d’épée de Paul Féval, et présenté en salles sous forme de feuilleton en trois épisodes (1). Cette adaptation du récit des exploits de Lagardère (2), émaillé de péripéties et rebondissements multiples, sortait en décembre, à point nommé pour les fêtes de Noël (et avant Les Misérables annoncé pour le 25 décembre !). L’épisode du Bossu présenté chaque semaine ne représentait qu’une petite partie du long programme de la soirée (3) mais le film a pourtant bénéficié du même type de campagne publicitaire qu’un long métrage.
Treize cartes postales furent proposées par le producteur (les Établissements Jacques Haïk) aux exploitants « au prix de 50 francs le mille ».

Plaquette de présentation du film adressée aux exploitants (mise aux enchères sur Internet).

Plaquette de présentation du film adressée aux exploitants (document mis aux enchères sur Internet).

Lire la suite

Le Louxor dans l’émission « Visites privées » (France 2)

Dans le cadre de l’émission « Visites privées », présentée par Stéphane Bern tous les jours sur France 2, et consacrée le 13 septembre 2016 (à 15 h 40) à « La bataille du cinéma », le Louxor était à l’honneur.

Cliquer sur les images (captures d’écran) pour les agrandir.

Emmanuel Papillon et Matthieu Guber au Louxor le 26 août 2016

Emmanuel Papillon, directeur de la salle, a fait découvrir au reporter- chroniqueur Matthieu Guber les décors du Louxor dont il n’a pas manqué de rappeler qu’il était le seul cinéma à l’égyptienne en France.

4-copie

Jean-Marcel Humbert et Annie Musitelli, de l’association Les Amis du Louxor, en compagnie de Matthieu Guber, le 30 août 2016

Lire la suite

Le cinéma Eldorado à Saint-Pierre d’Oléron (Charente maritime)

L’Eldorado est le seul survivant des six cinémas que comptait encore l’île d’Oléron dans les années 70. Comment vit un cinéma Art et Essai dans une ville de 6 793 habitants (mais 4 à 5 fois plus en été ) ? Marie-France Auzépy, qui fait de fréquents séjours dans l’île d’Oléron, trouvant la politique culturelle de l’Eldorado (programmation, scolaires, avant-premières, ciné-concerts) assez semblable à celle du Louxor, est allée interviewer pour Les Amis du Louxor leur directeur, Philippe Chagneau, le 27 juillet 2016.

Le directeur, Philippe Chagneau, dans l'avant-hall de l'Eldorado

Le directeur, Philippe Chagneau, dans l’avant-hall de l’Eldorado

D’où vient le nom du cinéma « Eldorado » ?
La salle, une salle de théâtre au nom d’Eldorado, a été construite en 1894. Elle est devenue une salle de cinéma en 1910, mais elle a gardé son nom et ce, jusqu’à aujourd’hui. Eldorado était un nom souvent donné aux salles de cinéma, comme on peut le voir en cherchant « Eldorado cinéma » sur Internet. L’Eldorado de Dijon, par exemple, est bien connu. En 2010, nous avons fêté le centenaire et projeté un film qui avait été projeté à l’inauguration du cinéma, Le Pied de mouton, d’Albert Capellani, un émule de Méliès. C’est un court métrage en partie colorisé au pochoir sorti en 1907.
Comment la salle a-t-elle évolué ?
Le bâtiment originel, qui est devenu la salle 1, était un bâtiment en pierre sans fondation. Dans les années 1930, a été ajouté un très grand hall devant la salle.

Lire la suite

L’Egyptian Theatre de DeKalb (Illinois)

Le Louxor est le seul cinéma « à l’égyptienne » en France, mais pas dans le monde où plus de 170 cinémas ont été édifiés ou décorés dans ce style bien particulier. En avant-première du livre que préparent Ken Roe et Jean-Marcel Humbert sur ce sujet, nous vous proposons un article sur le cinéma « égyptien » de DeKalb (Illinois). D’autres articles suivront sur certains de ces cinémas les plus caractéristiques, restaurés et toujours en activité.

Le 8 août 2016, Alex Nerad, directeur exécutif de l’Egyptian Theatre de DeKalb (Illinois), a visité le Louxor et en est sorti enchanté : « C’était merveilleux » écrit-il sur son site. « Le Louxor est un très beau cinéma magnifiquement restauré, et c’était extraordinaire de pouvoir le découvrir ‟de visuˮ ».

Axel Nerad au balcon du Louxor le 8 août 2016

Axel Nerad au balcon du Louxor le 8 août 2016

Nous profitons donc de sa visite pour vous présenter cette autre salle mythique, l’Egyptian Theatre de DeKalb, dont la renaissance n’est pas sans rappeler celle du Louxor.

La salle de l'Egyptian Theater restaurée

La salle de l’Egyptian Theater restaurée

C’est dans l’une des rues principales de DeKalb que fut édifiée en 1929 et inaugurée le 10 décembre, une salle de spectacle étonnante destinée à accueillir aussi bien des spectacles de théâtre que cinématographiques. Son décor égyptien est la manifestation un peu tardive de la Toutankhamonmanie née de la découverte en 1922 de la tombe du pharaon ainsi rendu célèbre. Son architecte, Elmer F. Behms, était un amoureux de l’Égypte ancienne, et tout particulièrement de Ramsès II qui lui servit de principal thème d’inspiration, notamment pour les trois grandes figures en terres cuites vernissées de la façade, également décorée d’un vitrail haut de 6,10 mètres représentant un scarabée stylisé façon Art déco. La marquise actuelle, la quatrième, date de 1982.

Lire la suite

La brochure « Le Louxor-Palais du Cinéma »

À l’occasion du troisième anniversaire de la réouverture du Louxor, l’équipe du cinéma et Les Amis du Louxor ont souhaité proposer à un large public – spectateurs, visiteurs, cinéphiles, enseignants et publics scolaires – une brochure qui retrace l’histoire de ce Palais du cinéma et de sa programmation depuis sa création en 1921 jusqu’à sa fermeture en 1983, mais aussi son sauvetage par la Ville de Paris, sa rénovation par l’équipe de Philippe Pumain et sa réouverture en tant que cinéma Art et Essai.

Couverture brochure Illustrée de 87 documents photographiques couleur, elle propose une vraie « visite guidée » des décors égyptiens extérieurs et intérieurs.
Cette brochure est en vente à la caisse du cinéma au tarif de 3€. 

1958 : destruction partielle des décors côté Magenta

Une photo du Louxor publiée par l’INA permet de lever les derniers doutes sur le ravalement « radical » de 1958 qui a abouti à la destruction des frises de mosaïques et de l’inscription LOUXOR côté boulevard de Magenta (aujourd’hui restituées).

Louxor, semaine du 6 au 12 août 1958

Louxor, semaine du 6 au 12 août 1958

À l’affiche du Louxor, Pépé le Moko. Nos recherches sur la programmation du cinéma, effectuées au cours des années passées, permettent de dater précisément cette photo : Pépé le Moko, film de 1937, a été reprogrammé au Louxor pendant la semaine du 6 au 12 août 1958. Il y était déjà passé, notamment en 1943 (semaine du 24 mars au 6 avril, selon La Semaine de Paris) :  il devait faire partie des films bénéficiant d’une dérogation puisque les productions antérieures au 1er octobre 1937 avaient été bannies des écrans par le régime de Vichy, et de surcroît, dans ce cas précis, la vedette Jean Gabin était parti aux USA… (voir notre article sur la programmation du Louxor pendant l’Occupation).

Lire la suite