A partir des années 1960, et jusqu’à sa fermeture par Pathé en 1983, les héros de la mythologie et de l’Antiquité, Samson et Dalila, Spartacus, Hercule, Néron, Nefertiti ou Theodora, s’affichaient à la façade du Louxor. Mais ils y arrivent tardivement, après l’âge d’or du péplum, ce genre populaire qui a enchanté des générations de spectateurs.
Les Amis du Louxor et Histoire et Vies du 10e ont demandé à Claude Aziza, spécialiste de l’Antiquité dans la fiction, de faire une conférence sur ces héros et héroïnes de péplum. Nous avons été accueillis le 18 mars 2010 dans la salle des fêtes de la mairie du 10e arrondissement.

Le péplum est un genre éminemment populaire, que le Petit Robert définit ainsi : « film historique ayant pour sujet un épisode de l’Antiquité ». Le mot lui-même (du grec peplos) désignait, tant chez les Grecs que chez les Romains, un vêtement de femme (tunique ou manteau). Ce n’est, toutefois, qu’au tout début des années 60 que le mot s’imposa pour désigner un genre cinématographique qui existait depuis 1896. Ainsi, les premiers réalisateurs de films inspirés de l’Antiquité, les Pastrone, Guazzini, Zecca, Feuillade ou, plus près de nous, Cecil B. DeMille ou Riccardo Freda faisaient des péplums sans le savoir…

